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Air Transat : des passagers cloués au sol l'an dernier sont indemnisés

Le transporteur aérien Air Transat avait jusqu'à aujourd'hui pour dédommager ses passagers restés pris sur l'aire de trafic de l'aéroport d'Ottawa en juillet dernier, et tout semble indiquer que les paiements ont été effectués.

Josée Binet, une Gatinoise passagère de l’un de ces vols cloués au sol, confirme qu’elle a reçu un dédommagement de la part d’Air Transat. Elle indique avoir reçu 500 $ pour le calvaire qu’elle a vécu, coincée pendant six heures dans un avion immobilisé à Ottawa.

L’Office des transports du Canada (OTC) avait déterminé, en novembre dernier, qu’Air Transat devait notamment indemniser ses passagers et mieux former ses employés relativement aux procédures liées aux retards de vols sur l’aire de trafic.

Le transporteur aérien n’a toutefois pas confirmé si les paiements avaient tous été effectués.

Loi sur la modernisation des transports

Cela arrive au même moment où le projet de loi fédéral C-49, Loi sur la modernisation des transports, reçoit la sanction royale.

La nouvelle loi autorise l’OTC à clarifier, par règlement, les obligations minimales des compagnies aériennes envers les passagers, notamment :

  • la communication des droits et des recours des passagers;
  • le refus d’embarquement (dans les cas de surréservation);
  • les retards et l’annulation de vols;
  • les retards sur l’aire de trafic de trois heures ou plus, y compris l’obligation de fournir des renseignements et de l’aide en temps opportun aux passagers;
  • les bagages perdus ou endommagés.

Dans une déclaration écrite, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a affirmé que « la première composante majeure de cette loi est de s’assurer que les passagers aériens connaissent leurs droits et bénéficient d’une indemnité claire, uniforme, transparente et exécutoire, en plus de normes de traitement minimales si les choses ne se passent pas comme prévu ».

Le président-directeur général de l'organisme Vol en retard, Jacob Charbonneau, indique qu'il s'agit d'un « pas dans la bonne direction », bien que le montant exact des indemnités ne sera connu qu'une fois le règlement élaboré.

La conseillère en voyages et responsable des communications à Voyages Aquarelle, Jany Simon, affirme qu’au cours de la dernière année, ses clients ont souvent fait face à des ajouts d’escales pour des vols directs et à des surréservations.

Jany Simon explique que ses clients vivent parfois des frustrations en raison d’un manque de communication de la part des transporteurs. « De là la frustration des passagers qui ne savent pas quand ils partiront ou qui n’ont aucune idée [de la raison du retard] », dit-elle.

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