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Allégations de fraude à l'Hôpital d'Ottawa : autre développement

Un audit approfondi sur les comptes du service de la planification de l'Hôpital d'Ottawa a révélé que le directeur de l'exploitation de l'établissement de santé, Cameron Love, n'avait rien à se reprocher.

Cette information a été transmise à CBC/Radio-Canada après que des questions eurent été posées sur la nature des travaux réalisés au domicile de M. Love par des entrepreneurs qui avaient des contrats avec l'Hôpital d'Ottawa.

« Lors de l'enquête lancée à l'été 2015, M. Love a révélé qu'il avait fait réaliser une série de rénovations à son domicile entre 2004 et 2011 par une entreprise qui était aussi sous contrat avec l'Hôpital, dont une compagnie mise en cause dans le cadre d'une poursuite la semaine passée », a indiqué la vice-présidente exécutive des Communications et des Relations extérieures, Allison Neill.

Selon la poursuite en question, deux anciens directeurs auraient accepté des pots-de-vin ainsi que des cadeaux sous forme d'argent et de voyages de la part de cinq compagnies, tout cela dans le but de frauder l'Hôpital. Aucune de ces allégations n'a été prouvée devant un tribunal.

L'audit a montré que Cameron Love, quant à lui, n'était en rien coupable.

« En 2004/2005, les travaux ont été réalisés par l'une des compagnies nommément mises en cause dans la poursuite. En 2011, [M. Love] a fait effectuer des travaux à sa résidence par une entreprise sous contrat avec l'hôpital, mais qui n'est pas concernée par l'affaire de fraude », a ajouté Mme Neill.

Par ailleurs, Cameron Love a payé personnellement tous les travaux en questions et il en a fait part à son supérieur hiérarchique.

Des apparences troublantes selon un expert

David Debenham, un expert en droit de la construction, trouve néanmoins que ces faits sont troublants.

« Il y a des règles en matière de conflit d'intérêts qui empêchent le responsable des approvisionnements d'un organisme public de faire des affaires avec des personnes qu'il supervise ou à qui il accorde des contrats », souligne-t-il.

M. Debenham se réfère au Code de conduite pour l'approvisionnement fédéral qui stipule que « les fonctionnaires doivent remplir leurs fonctions et organiser leurs affaires personnelles de façon à préserver et à accroître la confiance du public dans l'intégrité, l'objectivité et l'impartialité du gouvernement. »

D'après des informations de CBC

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