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Appel à la communauté pour résoudre les nombreuses fusillades à Ottawa

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, flanqué du chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, et du président de la Commission des services de police, Eli El-Chantiry, a lancé vendredi un appel à la population pour aider le SPO à résoudre les nombreuses fusillades qui se sont produites à Ottawa depuis le début de l'année.

« Il y a trop de fusillades, trop de fusils et trop de bandes de rue criminelles actives dans la capitale », a indiqué le maire Jim Watson.

Depuis le début de l'année, 12 fusillades se sont produites à Ottawa, faisant sept victimes, dont deux sont mortes.

Le maire d'Ottawa et le chef de police ont qualifié la situation « d'inacceptable et qui n'est pas bonne pour la ville ».

Jim Watson a confiance que le SPO peut résoudre les crimes, mais il souligne que les enquêtes seraient plus rapides avec l'aide du public.

Une ville sécuritaire

Le maire Watson et le chef du SPO, Charles Bordeleau, ont toutefois tenu à rassurer la population.

« Ces criminels armés ne visent pas le grand public », soutient le chef Bordeleau. « Ils se visent entre eux, ils sont très mobiles, ils sont partout dans les quartiers. »

« La Ville est sûre, oui, mais je comprends les préoccupations des citoyens », a-t-il poursuivi.

Selon M. Bordeleau, la hausse de fusillades est un phénomène qui se produit dans d'autres villes canadiennes.

« Les fusillades sont causées par une poignée de criminels liés surtout au trafic de la drogue », affirme M. Bordeleau, qui ajoute que ces criminels ont recours aux armes « aux fins de protection ou de représailles, et pour intimider leurs concurrents ».

Ces armes sont importées illégalement des États-Unis ou proviennent de vols à la suite d'entrées par effraction.

Le maire Watson a rassemblé vendredi, autour d'une table, tous les acteurs municipaux et communautaires engagés dans la lutte contre le crime organisé, afin de trouver des solutions à ce fléau. Sa priorité est de permettre au SPO de faire son travail et de travailler avec les groupes communautaires et les groupes sociaux comme le John Howard Society à sortir les jeunes criminels de la rue et les encourager à se trouver un emploi ou retourner aux études.

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