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Appui massif des professeurs de l'UQO à l'entente de principe conclue vendredi

À l'issue d'une assemblée générale extraordinaire, les professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) ont accepté lundi, dans une proportion de 93 %, l'accord conclu avec la partie patronale.

Cette entente était survenue vendredi soir, après une session de pourparlers en présence d'un conciliateur.

La présidente du Syndicat des professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (SPUQO), Louise Briand, s'est dite extrêmement satisfaite du résultat du vote de ses membres.

Les professeurs ont notamment réussi à obtenir des augmentations salariales pour toutes les années couvertes par la nouvelle convention collective, alors que l'employeur proposait un gel pour l'année 2019.

Les professeurs ont également obtenu « un fonds professionnel de 2000 $ renouvelé à chaque deux ans afin de soutenir les activités de recherche des profs ».

On parle aussi de gains au chapitre des droits parentaux et des dégagements pour activités syndicales.

Satisfaction des deux côtés

Le recteur de l'UQO, Denis Harrisson, qui souhaitait une entente négociée, était très heureux du dénouement.

« Je suis très satisfait. On a fini par avoir une entente négociée, qui semble satisfaire toutes les parties, alors c'est ça qu'on voulait », a reconnu M. Harrisson.

Le recteur indique que l'entente s'inscrit dans les paramètres budgétaires de l'établissement.

Du côté des professeurs, la réaction était aussi généralement positive.

Pour Francine de Montigny, l'ampleur du vote en faveur de l'entente montre à quel point les professeurs sont satisfaits.

Même son de cloche de Stéphane Bouchard, qui espère que maintenant « les gens vont pouvoir travailler pour solidifier l'esprit de tout le campus ».

Des relations de travail plus harmonieuses

Les deux parties reconnaissent que les négociations ont été ardues et que des efforts devront être faits pour assainir leurs relations.

Le recteur Denis Harrisson dit vouloir s'asseoir avec le SPUQO après la signature de l'entente afin de poursuivre les discussions sur l'avenir de l'établissement. Il soutient que le syndicat doit reconnaître les contraintes budgétaires avec lesquelles il doit composer.

« Le syndicat avait comme slogan durant toute la négociation : " pour le développement de l'Université " », dit-il. « C'est exactement le même slogan qu'on a, nous, à la direction. »

Du côté syndical, la présidente, Louise Briand, affirme que, pour aider à rétablir un meilleur climat de travail au sein de l'établissement, sa formation a accepté de retirer cinq plaintes concernant des entorses alléguées au Code du travail et quelques griefs.

Mme Briand s'attend à ce que la direction universitaire « tende maintenant la main » et montre sa bonne foi devant cette concession de son syndicat.

La dernière convention collective était échue depuis avril 2015. Les négociations ont duré plus de deux ans.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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