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Après une longue saga judiciaire, des manifestants du printemps érable à Gatineau sont acquittés

À la suite de presque quatre années de procédures judiciaires, 187 manifestants arrêtés en mai 2012 à Gatineau, pendant le printemps érable, ont obtenus gain de cause. Un juge de la Cour municipale a prononcé leur acquittement, jeudi.

Les faits remontent au 18 avril 2012, alors que la région était plongée en plein cœur du printemps érable. Une manifestation étudiante venait de quitter les terrains de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) via le boulevard Taché et se dirigeait vers le campus Lucien-Brault.

Les protestataires marchaient paisiblement le long de la promenade du Lac-des-Fées quand soudainement la police les a encerclés.

Les manifestants, dont quelques-uns étaient mineurs, furent détenus plusieurs heures et accusés d'avoir entravé la circulation routière, ce qui constitue une infraction au Code de la route.

La Ville imposa à chacun une amende de 500 $ dont certains s'acquittèrent, mais la majorité d'entre eux choisirent de la contester.

La décision de la Cour municipale de Gatineau d'abandonner les accusations constitue un vif soulagement pour Richard Alexandre-Laniel, l'un des étudiants concerné par les procédures, même si cela lui laisse un goût amer.

« Le soulagement est indéniable. Après ça, un sentiment d'injustice aussi de savoir que justement, nous avons subi un tel traitement le jour de la manifestation, pour finalement se faire dire quatre ans plus tard qu'ils retiraient leurs accusations », indique-t-il.

Des décisions similaires ont été rendues à Sherbrooke, Québec et Montréal au cours des derniers mois.

D'après un reportage de Pascale-Marie Dufour

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