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Attaque au marteau à Ottawa : poursuite contre la psychiatre de l'agresseur et un hôpital

Un homme qui a été attaqué au marteau à Ottawa, en 2014, intente une poursuite de 800 000 $ contre son agresseur, mais aussi contre les Services de santé Royal Ottawa et l'un de leurs docteurs. Nabute Ghebrehiwet allègue que leur négligence a contribué à l'agression dont il a été victime.

M. Ghebrehiwet a été frappé à la tête avec un marteau le soir du 9 décembre 2014, alors qu'il se trouvait au coin des rues Bank et Somerset. Il est depuis partiellement aveugle.

Son agresseur, un homme de 32 ans, souffre d'une forme de schizophrénie. Jeffery Weber a été accusé de voies de fait graves et de possession dans cette affaire. Il a cependant été déclaré non criminellement responsable en septembre dernier.

Le juge avait déterminé que, d'après les témoignages, M. Weber souffrait d'hallucinations au moment des faits reprochés.

Lundi, l'avocate de Nabute Ghebrehiwet a rempli une déclaration au nom de son client demandant au moins 800 000 $ en indemnisation pour des dommages, dont la douleur, ainsi que les frais médicaux passés et futurs.

M. Ghebrehiwet argue que l'attaque dont il a été victime nuit à ses capacités de travailler et qu'elle a affecté son état psychologique.

« Je ne sors pas la nuit... [j'ai] peur de la noirceur [trad. libre] », souligne l'homme, qui ajoute éprouver des problèmes de sommeil.

Un événement prévisible?

Deux mois avant l'agression, Jeffery Weber avait quitté le centre des soins en santé mentale Royal Ottawa. Il était en période de transition, en vue de sa réinsertion dans la communauté et était suivi par un psychiatre.

Dans le document présenté à la Cour supérieure de justice de l'Ontario, le demandeur cite les Services de santé Royal Ottawa, la docteure Helen Ward ainsi que l'organisme SALUS d'Ottawa, qui gère la maison de transition où résidait M. Weber au moment de l'attaque.

Dans cette déclaration, M. Ghebrehiwet argue que les Services de santé Royal Ottawa et la Dre Ward n'ont pas réussi à mettre en place des mesures adéquates ou suffisantes pour traiter M. Weber lorsqu'il était dans un état de délire, qui le poussait à faire du mal aux autres.

« Nous croyons qu'une supervision de 24 heures sur 24 aurait dû être en place [trad. libre] », souligne Frances Shapiro Munn, l'avocate de Ghebrehiwet. Elle ajoute que des signes d'une autre attaque violente imminente auraient pu être visibles.

D'après CBC

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