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Attentats à Paris : la « rage vengeresse » n'est pas la solution, selon Wynne

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, dit que « nous sommes tous touchés directement ou indirectement » par les attentats à Paris, vendredi dernier.

Les parlementaires ontariens ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes ce matin, à leur retour à l'Assemblée législative.

Mme Wynne a vanté la démocratie ontarienne « ouverte, pacifique et inclusive ».

La première ministre Wynne faisait ses premiers commentaires publics depuis son retour de mission économique en Chine.

La chef du NPD, Andrea Horwath, a aussi offert ses condoléances aux victimes, en plus de dénoncer l'attaque contre une mosquée à Peterborough, samedi dernier, qualifiant les événements de « dégoûtants ». La première ministre Wynne et le chef du PC ont eux aussi déploré la situation.

Sécurité accrue dans le métro

Pour leur part, les agents de sécurité de la Commission des transports de Toronto (CTT) accentuent leurs patrouilles dans le métro.

Des messages sont aussi diffusés dans les stations, appelant les usagers à rapporter toute activité suspecte au personnel de la CTT.

Le porte-parole de la CTT, Brad Ross, assure toutefois que Toronto ne fait l'objet d'aucune menace spécifique pour l'instant.

Stupéfaction à Toronto

À Toronto, la tour CN et l'enseigne aux lettres géantes de la place de l'hôtel de ville ont été illuminées aux couleurs de la France durant le week-end, à la mémoire des victimes des attaques et en guise de solidarité avec les Parisiens.

Des Torontois d'origine qui vivent à Paris tentent, quant à eux, de se remettre des attentats.

Certains de ces expatriés ont vécu les événements de près et ont passé des heures à rassurer leur famille au Canada.

Thomas Chase est architecte et vit à Paris depuis 7 ans.

Vendredi soir, il s'est soudainement retrouvé au beau milieu d'une opération policière et a dû se réfugier dans un appartement pour la nuit.

De son côté, Gabrielle Lazaris se trouvait à cinq minutes à pied du restaurant Le Petit Cambodge, l'une des cibles des attentats terroristes vendredi soir. L'étudiante en mode originaire de Toronto a été évacuée d'un café avec des centaines de personnes du 10e arrondissement.

Au même moment, ses proches au Canada lui ont appris qu'un attentat terroriste était en cours à quelques mètres d'elle.

« On a trouvé un Uber et on est rentré dans l'automobile et le chauffeur nous a regardés. Il était vraiment sous le choc. Il a vu des personnes mortes, beaucoup de sang », raconte-t-elle.

Ce n'est qu'en allumant la télévision qu'elle a vraiment compris l'ampleur de la tragédie.

Installée à Paris depuis 2001, Gail Boisclair se sent, plus que jamais, solidaire des Parisiens.

« Aujourd'hui et hier j'avais du mal à pleurer parce que je suis dégoûtée un peu, parce que comment ça peut arriver une deuxième fois? », demande-t-elle.

Avec le reportage de Valérie Ouellet

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