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Au tour de Waterloo de réglementer les services de covoiturage

La région de Waterloo mettra bientôt en place sa nouvelle réglementation pour l'industrie du taxi. Son cadre réglementaire se démarquera de celui de Toronto, qui a officiellement délivré un permis de transporteur privé à Uber cette semaine. 

Un texte de Édith Drouin

À Waterloo, il n'y aura pas de différence de traitement entre les chauffeurs traditionnels et ceux des services de covoiturage, tous seront soumis au même cadre réglementaire.

Le nouveau système sera entièrement informatisé. La vérification des antécédents judiciaires se fera par exemple en amont, en ligne, comme c'est déjà le cas pour Uber.

Le langage de la loi sera aussi simplifié pour être compréhensible même pour les chauffeurs occasionnels.

Les permis et l'assurance seront obligatoires, mais plus flexibles, les chauffeurs pourront, par exemple, prendre une assurance basée sur le nombre de courses qu'ils font.

Les prix des permis municipaux seront uniformes et pourront être acquis pour une plus courte période. 

Le nouveau cadre réglementaire devrait être adopté par le conseil municipal au plus tard en septembre. 

Uniformité et simplicité

L'approche de Waterloo est similaire à celle de Toronto explique Sunil Johal, spécialiste des politiques publiques à l'Université de Toronto. Elle a toutefois le mérite d'être plus simple, selon le chercheur, notamment parce qu'elle évite de créer une catégorie à part pour les chauffeurs des services de covoiturage. 

Dans les deux cas toutefois, les villes n'ont pas réglé le problème des quotas de permis, selon M. Johal. Les administrations fixent toujours un nombre limité de permis pour les entreprises de taxi traditionnelles, mais pas pour les services de covoiturage commercial.

Selon la municipalité régionale de Waterloo, le nombre de taxis sur son territoire a triplé depuis l'arrivée d'Uber.

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