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Au tour des gens d'Ottawa de se prononcer sur la réforme des organismes de surveillance policière

Une centaine de résidents d'Ottawa ont assisté mercredi soir à une consultation publique sur les organismes de surveillance policière en Ontario. De nombreux membres des communautés culturelles étaient présents, avec en tête le souvenir de l'arrestation d'Abdirahman Abdi.

L'homme de 37 ans a succombé à ses blessures après une arrestation controversée par des policiers d'Ottawa en juillet.

« Pourquoi est-ce que ça prend autant de temps pour avoir les résultats? Ça crée un manque de confiance entre la communauté et les gens de ces établissements », a critiqué Ketsia Peters, une participante à l'événement.

Les personnes présentes ont été invitées à remplir un questionnaire pour donner leur avis sur la réforme de l'Unité des enquêtes spéciales (UES) de l'Ontario. Parmi les questions, le public pouvait se prononcer sur la pertinence de la présence d'anciens policiers au sein de le l'UES, le groupe qui est en charge notamment de l'enquête sur la mort d'Abdirahman Abdi.

« On aimerait les voir être imputables pour le travail qu'ils font, de pouvoir faire ce que leur mandat dit, d'avoir une relation avec la communauté », a explique Mme Peters, qui fait partie du Comité d'intervention policière et communautaire.

Les gens présents à Ottawa ont aussi demandé plus de transparence de la part de l'UES, des résultats plus rapides lors des enquêtes et une meilleure communication avec les différentes communautés culturelles.

Ottawa marque la mi-parcours des consultations publiques sur la réforme de l'UES et de deux autres organismes ontariens de surveillance policière. Au total, 18 assemblées seront organisées sur le territoire provincial.

Les consultations sont menées par le juge Michael Tulloch.

D'après les informations de Gilles Taillon

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