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Au tour des groupes communautaires de se faire entendre en Outaouais

Les activités d'une cinquantaine d'organismes communautaires de l'Outaouais sont perturbées, lundi et mardi, pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement Couillard et la précarité de leur financement.

Au Québec, le mouvement touche 1300 organismes de toutes les régions dans le cadre de la campagne « Les droits, ça se défend! ».

Certains organismes seront fermés, tandis que d'autres seront en interruption d'activités ou encore en grève. C'est notamment le cas de Naissance-Renaissance Outaouais, qui suspend ses cliniques d'allaitement pour les deux prochains jours.

Parmi les groupes touchés, on compte notamment :

  • L'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) Outaouais
  • Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALAS) de l'Outaouais
  • Le Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO)
  • Le Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais
  • Droits-Accès de l'Outaouais
  • Logemen'occupe
  • La Manne de l'île
  • Les Œuvres Isidore-Ostiguy

Vincent Greason, coordonnateur à la Table ronde des organismes volontaires d'éducation populaire de l'Outaouais (TROVEPO), explique que les groupes communautaires ont d'abord tenté de se faire entendre autrement, notamment avec des manifestations, des pétitions et des rencontres avec les élus, mais en vain.

« On en a ras le bol, alors on passe à un autre niveau », souligne-t-il.

M. Greason explique que parmi les 11 groupes en défense des droits collectifs de l'Outaouais, 7 reçoivent moins de 50 000 $ de subventions publiques par année.

Une grande manifestation populaire est également prévue mardi au départ de la Soupe populaire du secteur de Hull.

Des chaînes humaines autour de certaines écoles publiques

Par ailleurs, les organismes communautaires étaient invités à se joindre, lundi matin, au mouvement de chaînes humaines autour de certaines écoles primaires et secondaires de la province afin de réclamer un meilleur financement du système public d'éducation.

C'était le cas devant l'école primaire Jean-de-Brébeuf, à Gatineau, où environ 80 parents, enfants et citoyens ont fait du bruit pendant une vingtaine de minutes aux abords du boulevard Alexandre-Taché avant la cloche matinale.

« Je pense que c'est important d'envoyer un signal au gouvernement que les parents soutiennent les revendications des enseignants pour une école publique forte, de qualité, bien financée », a lancé Ugo Lapointe, dont le fils Olivier est en première année.

C'était la première fois que la communauté de l'école Jean-de-Brébeuf prenait part au mouvement pan-québécois « Je protège mon école publique ». Des mobilisations du genre étaient prévues devant d'autres écoles de Gatineau et de l'Outaouais, notamment à La Pêche et à Val-des-Monts.

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