Retour

Augmentation de la sévérité des crimes violents à Ottawa

Selon une étude du Conference Board du Canada, la sévérité des crimes violents à Ottawa a augmenté dans la capitale nationale entre 2012 et 2016. L'analyse n'a cependant pas permis d'identifier de causes ou tendances précises pour expliquer l'augmentation du nombre de certains crimes violents.

L’étude, réalisée pour l’organisme Prévention du crime d’Ottawa, conclu que 2016 a été l’année la plus meurtrière, alors que le nombre d’homicides est passé de sept à 24, soit une augmentation de 243 %. Le nombre d’agressions a lui aussi crû de 2015 à 2016, passant de 491 à 571.

Le nombre total de crimes violents a cependant atteint un sommet 2013, alors que 6612 crimes du genre ont été rapportés, ce qui fait dire aux auteurs de l’étude que 2016 n’a pas été une année particulièrement violente.

Le chef du Service de police d'Ottawa, Charles Bordeleau, voit un lien entre l'augmentation récente du nombre de fusillades à Ottawa et les données soulevées par l'étude.

« Ce qu’on voit, c’est que les jeunes hommes s’arment de fusils et sont plus aptes à les utiliser [...] On voit une augmentation du nombre de fusillades et c’est quelque chose qui nous dérange, que nous continuons à tenter de déterminer pourquoi ça arrive », explique M. Bordeleau.

Les chercheurs derrière l’étude se sont aussi penchés sur les statistiques pour chacun des 23 quartiers d’Ottawa. Rideau-Vanier, Somerset et Rideau-Rockcliffe sont les trois districts où le taux de crimes violents est le plus élevé.

La plus forte augmentation de crimes violents entre 2015 et 2016 a été enregistrée dans le quartier Collège, dans l’ouest de la Ville.

L'étude ne permet toutefois pas d'expliquer ce qui s’est réellement passé en 2016. Il pourrait donc s’agir d’une année particulière. Le Conference Board recommande de mener d’autres études quantitatives sur les crimes violents et d’étudier individuellement les incidents de 2016 pour comprendre leur contexte.

« Ce qui va être important, c’est au point de vue qualitatif et voir au juste pour voir pourquoi les jeunes utilisent leurs fusils pour ce type de criminalité-là », croit M. Charles Bordeleau.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

Plus d'articles