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Augmentation du nombre de plaintes pour logements insalubres à Gatineau

La Ville de Gatineau a fait mardi son deuxième bilan sur les logements insalubres de son territoire. Les citoyens ont déposé 519 plaintes en 2016, comparativement à 450 en 2015, une hausse de 15,3 %.

La très grande majorité de ces plaintes sont de niveau 1, c'est-à-dire qu'elles portent sur des problématiques importantes telles que l'effondrement, une absence de chauffage, des dégâts d'eau ou de la présence de vermine ou de moisissures.

L'analyse menée entre juin 2015 et mai 2016 montre que 76 % des plaintes viennent de locataires.

Sur les 519 plaintes, 83 portent sur 22 édifices, où il y a présence de vermine et de moisissure. Dix-neuf logements ont été déclarés inhabitables.

La Ville souligne qu'elle n'a pas eu à intervenir pour forcer un propriétaire à effectuer les correctifs, les propriétaires ayant effectué eux-mêmes de plein gré les travaux nécessaires.

Amélioration du traitement des plaintes

Le bilan 2016 montre toutefois une amélioration remarquable du traitement des plaintes et des délais d'intervention par la Municipalité.

En 2015, la Ville mettait 102 jours à traiter et à fermer une plainte fondée. Cette période est passée à 23,7 jours en 2016.

Par ailleurs, la Ville met 2,6 jours à contacter verbalement les plaignants alors que ce délai était de 27,5 jours en 2015.

La directrice du module de l'aménagement du territoire et de développement économique, Catherine Marchand, explique que le regroupement des inspecteurs et une harmonisation des pratiques a permis d'améliorer les procédures et donc le bilan.

Projet de loi 122

Quant à l'instauration d'un registre des logements insalubres, la Ville n'a toujours pas les pouvoirs pour le mettre en place.

Le projet de loi 122, présentement à l'étude à Québec, pourrait cependant permettre à la Ville de Gatineau de publier la liste des adresses où des problèmes d'insalubrité ont été identifiés.

« Cela veut qu'il y a un avis qui est donné. Et si dans les 60 jours, les travaux ne sont pas faits, [on émet] un avis public de détérioration. À partir du moment où le propriétaire fait les travaux, on doit aussi publiciser qu'on a enlevé l'avis de détérioration », a précisé la conseillère du district de Pointe-Gatineau Myriam Nadeau.

Catherine Marchand a toutefois fait remarquer que seule la ville de Québec a un tel registre à l'heure actuelle et qu'elle ne s'en sert qu'avec parcimonie.

Avec les informations de la journaliste Nathalie Tremblay

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