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Augmentation substantielle de la rémunération des dirigeants de la Société canadienne de l'ouïe

Des cadres d'un organisme de bienfaisance qui fournit les services aux sourds et malentendants partout en Ontario ont vu leurs revenus augmenter, alors qu'au même moment, ils passent la hache dans le personnel de première ligne.

Un texte de Natacha Lavigne

La Société canadienne de l’ouïe (SCO) reçoit plus de 20 millions de dollars par année de la province, pour des services comme l’interprétation du langage des signes.

Selon des informations fournies par le gouvernement ontarien, le salaire de la présidente-directrice générale Julia Dumanian a bondi de 75 % en trois ans pour atteindre 268 749 $ l’an dernier.

Quant au vice-président des finances de la Société, Stephanus Greef, son salaire est passé de 115 185 $ en 2013 à 131 179 $ l'année suivante. En 2015, sa rémunération a atteint 188 739 $, parce qu'il a aussi exercé les fonctions de pdg pendant la moitié de l'année.

On ne sait pas à combien se chiffrait le salaire de M. Greef pour 2016. L'information ne figure pas sur la dernière liste annuelle des employés des secteurs public et parapublic qui gagnent plus de 100 000 $ par année, parce qu'il a démissionné au courant de 2016 pour devenir consultant.

La Société canadienne de l’ouïe continue toutefois de faire appel à ses services et ne précise pas quelles sommes lui sont versées.

D’après les déclarations faites par l’organisme à l’Agence du revenu du Canada, les employés permanents et à temps plein à la Société canadienne de l’ouïe sont passés de 310 en 2013 à 222 en 2016.

« Alors qu’ils répartissent l’argent entre un plus petit nombre d’employés, plus s’en va aux cadres. C’est un peu exaspérant », ajoute Alison Davidson, porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique.

Réactions de la SCO

La Société canadienne de l’ouïe justifie ce changement par une réorganisation au sein de l'organisme. En entrevue à CBC, le vice-président Gary Malkowski a affirmé que le conseil d’administration était à la recherche « d’un pdg qualifié qui allait être en mesure de mettre en oeuvre les changements souhaités ».

Il ajoute que la SCO fait partie des cinq organismes à but non lucratif qui rémunèrent le mieux leurs employés, avec un salaire moyen de 75 000 $ par année.

Par ailleurs, les employés de ses bureaux ontariens sont en grève depuis le 6 mars. Leur convention collective est échue depuis quatre ans. La question des congés de maladie est au coeur du litige.

Avec les informations de Mike Crawley de CBC

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