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Austérité : l’Outaouais va se faire entendre cet automne 

À l'instar des enseignants aujourd'hui, plusieurs autres groupes prévoient descendre dans la rue pour dénoncer les politiques du gouvernement Couillard.


ÉDUCATION

Photo : ICI Radio-Canada

En éducation, les enseignants reprochent au gouvernement de ne pas avoir répondu aux demandes des syndicats, et ce même après 60 rencontres de négociations.

La Fédération autonome de l'enseignement de l'Outaouais, qui représente 5000 enseignants, accuse le gouvernement libéral d'avoir un agenda caché.

Un texte de Marie-Lou St-Onge

Le président du syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Claude Tardif


MILIEU SYNDICAL

Les rues de Montréal seront aussi prises d'assaut le samedi 3 octobre, alors que le Front commun organise une grande manifestation pour dénoncer « l'inaction du gouvernement du Québec dans le cadre des négociations du secteur public ». Des autobus quitteront l'Outaouais en matinée.

Michel Quijada de la CSN-Outaouais précise que les mesures d'austérité et la non-négociation auront des répercussions sur l'ensemble des secteurs publics.


MILIEU COMMUNAUTAIRE

Les compressions et les politiques provinciales ont aussi des conséquences dans le milieu communautaire. Plusieurs organismes ont vu leur budget fondre depuis les derniers mois et les demandes augmentent, entre autres, en raison des réformes, dont celle de l'aide sociale.

Une marche est d'ailleurs prévue le samedi 3 octobre à Gatineau. Une grève dans le milieu communautaire au Québec est envisagée les 2 et 3 novembre. Les organismes en Outaouais devront décider au cours des prochaines semaines s'ils emboîtent le pas ou non.

Alexandre Ranger, coordonnateur du Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO)


SANTÉ

Outre l'abolition des agences de santé et la création des centres intégrés de santé et des services sociaux, le milieu de la santé est aussi ébranlé par des négociations difficiles.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a quitté la table des négociations la semaine dernière.

La présidente, Régine Laurent, a qualifié la dernière offre patronale de « gifle ». Cette proposition prévoyait un gel de salaire pour les deux prochaines années et l'abolition de différentes primes, comme celles pour les soins critiques ou encore les primes majorées de nuit et de soir.

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