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Avenir incertain pour des écoles de l'Est ontarien

Pour bien des familles vivant en milieu rural dans l'Est ontarien, la même question refait surface, année après année, à l'aube de la rentrée scolaire. L'école élémentaire de leur village sera-t-elle la prochaine à fermer ses portes?

La situation est particulièrement stressante pour les parents et les élèves qui fréquentent l'école élémentaire catholique St-Albert.

L'an dernier, l'avenir de l'école, qui compte deux classes à niveaux multiples, s'est retrouvé sur la sellette.

Les élus locaux ont refusé de financer la construction d'une rampe qui aurait permis aux personnes handicapées d'avoir accès à la bibliothèque municipale alors située dans le sous-sol de l'école.

Le conseil ne voulait pas injecter des fonds publics dans une bâtisse au futur incertain. L'école avait un taux de fréquentation de 30 %, l'an dernier.

« À St-Albert, le problème ce n'en est pas un de potentiel. C'est un problème de recrutement et de rétention », raconte Mélanie Goulet, mère d'une fillette inscrite en 1ere année.

« Ce n'est pas parce qu'une école a moins d'élèves ou que la taille de l'école est plus petite que ça veut nécessairement dire que c'est une fermeture », tente de rassurer François Turpin, le directeur de l'éducation au Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO).

Des décisions difficiles

La dernière fois que le CSDCEO a fermé des établissements, c'était en 2013. Ce sont les écoles St-Joseph à Lefaivre et Sainte-Marguerite-Bourgeois à Hawkesbury qui ont écopé.

Le Conseil scolaire va procéder à une analyse de son parc immobilier au cours de la prochaine année.

« Ce n'est pas une école qui va être ciblée, poursuit François Turpin. On va vraiment regarder région par région. C'est une approche régionale. »

Les parents des élèves qui fréquentent l'école St-Albert espèrent que leur école de village sera épargnée.

Avec les informations de Denis Babin

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