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Baisse des investissements sociaux de Centraide pour 2016-2017

Comme il fallait s'y attendre, de nombreux organismes soutenus par Centraide Outaouais recevront des enveloppes moins fournies que l'an dernier, dans la mesure où la campagne de financement 2015 n'a pas atteint son objectif pour une cinquième année consécutive.

À la suite de sa plus récente campagne, Centraide a remis 3,7 millions de dollars à 75 organismes et programmes divers. Cela représente une baisse globale d'approximativement 200 000 $ comparativement au précédent exercice.

Quand on se penche sur les transferts alloués aux seuls organismes, on constate une diminution moyenne de 7,6 % pour la même période.

La directrice générale de Centraide Outaouais, Nathalie Lepage, attribue cela au fait que la dernière campagne a été moins fructueuse.

« Effectivement, on a ramassé moins que l'an dernier. Alors, on a fait tout notre possible pour que l'impact sur les organismes soit le moins élevé possible. Mais, malheureusement, il y avait moins d'argent à distribuer que l'an dernier », admet-elle.

Le secteur du dépannage alimentaire touché

Mme Lepage reconnaît que le secteur du dépannage alimentaire est particulièrement touché. Des organismes - tels que la Manne de l'Île, Moisson Outaouais ou la Soupe populaire de Hull - ont vu leur financement diminuer de 8 % et 11 %.

La directrice générale de Centraide Outaouais précise néanmoins que l'accent a été mis sur les structures qui offrent des solutions de rechange alimentaires.

Il était toutefois impossible d'augmenter le financement de ces dernières, mais des efforts ont été entrepris pour maintenir leur enveloppe au niveau de l'exercice précédent.

« Au-delà des banques alimentaires [pour] les cuisines collectives, les jardins, les magasins-partages, on a fait un effort pour essayer de protéger ces organismes, parce que l'impact qu'ils ont est excessivement important », indique-t-elle.

Nathalie Lepage ajoute que les responsables des organismes communautaires ont rencontré ceux de Centraide au début du mois de juin pour avoir un portrait de la situation.

« Ils s'attendaient à des diminutions. Certains s'attendaient à des diminutions plus importantes. [...] Mais ils savent très bien que l'on a fait notre possible pour que ce soit le moins dommageable pour eux », souligne-t-elle.

L'Association québécoise des troubles de l'apprentissage (AQETA) de l'Outaouais figure parmi ses organismes dont le financement est réduit jusqu'à 11 pour cent. Elle doit s'en remettre davantage à la communauté pour trouver son financement.

« Moi au niveau de la gestion, je me dois, en collaboration avec les membres du C.A. de développer des stratégies d'autofinancement. Donc on se doit d'augmenter notre autofinancement et c'est pourquoi on sollicite souvent pendant toute l'année », explique Paul Morin de l'AQETA de l'Outaouais.

Un portrait positif pour certains

Certains montants ont été amassés et directement désignés pour être alloués à des organismes précis, notamment 11 qui travaillaient avec des réfugiés syriens.

L'Association des femmes migrantes fait partie de ceux-là et bénéficie d'une hausse de près de 50 % de son financement. 

« Il y a eu un effet "bénéfique" sur eux, qui sont en première ligne avec l'arrivée des familles syriennes. [...] Il y en a près d'une dizaine, qui ont eu des montants pour pouvoir faire cet accueil », dit Mme Lepage, qui précise que ces sommes supplémentaires ne seront pas récurrentes.

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