Retour

Barrage routier à Ottawa : les corps policiers unis contre l'alcool et la drogue au volant

Les services de police de la grande région d'Ottawa ont effectué un barrage routier vendredi soir à la recherche de conducteurs aux facultés affaiblies par la drogue ou l'alcool. Une personne a été arrêtée.

« Le beau temps et les terrasses ouvertes nous incitent à rappeler à chacun de ne pas conduire avec les facultés affaiblies », a déclaré l'agent T. J. Jellinek, du Service de police d'Ottawa, avant d’ajouter : « Amusez-vous, mais ne prenez pas le volant. »

Pour la quatrième année consécutive, le Service de police d'Ottawa ainsi que la Police provinciale de l'Ontario, la GRC, la Sûreté du Québec et la Police militaire ont établi vendredi des points de contrôle à travers la ville.

En plus de la personne qui a été arrêtée pour conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool, deux autres personnes ont vu leur permis de conduire suspendu pour trois jours.

La conduite avec facultés affaiblies demeure l'une des principales causes de décès sur les routes de l'Ontario.

« La conduite avec facultés affaiblies est évitable à 100 %, mais elle demeure l'une des principales causes de décès sur les routes de l'Ontario », a expliqué M. Jellinek.

Le gouvernement fédéral a renoncé à abaisser le taux limite d'alcool au volant

Au début de l’année, la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, avait finalement décidé de renoncer à abaisser de 80 mg à 50 mg par 100 ml de sang le taux limite d'alcool au volant, comme elle l'envisageait à l'été 2017.

Jody Wilson-Raybould avait demandé à l'époque l'avis de ses homologues provinciaux et territoriaux ainsi que des intervenants du milieu, dont des organismes de prévention comme MADD Canada, mais aussi de l'industrie des bars et des restaurants.

Cependant, la consultation a reçu plus d’opposition que prévu au pays, notamment du milieu des propriétaires d’établissements licenciés qui redoutaient des pertes importantes si les gens ne pouvaient plus boire lorsqu’ils sortaient.

Les provinces, quant à elles, craignaient surtout qu’une telle mesure n’engorge encore plus leur système judiciaire déjà très sollicité.

Plus d'articles