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Basil Borutski a refusé de se tenir à distance d'une des victimes

L'accusé d'un violent triple meurtre n'a pas voulu signer une ordonnance de probation le forçant à garder ses distances d'une des trois femmes qu'il aurait assassinées plus tôt cette semaine.

Basil Borutski, 57 ans, connaissait les trois victimes Anastasia Kuzyk, Carol Culleton et Nathalie Wamerdam.

En septembre 2014, l'homme avait été condamné à 19 mois de prison après avoir agressé Anastasia Kuzyk en 2013, mais a été libéré trois mois plus tard en vertu du temps passé derrière les barreaux avant de recevoir sa peine.

Avant d'être libéré de prison, Basil Borutski a refusé de signer une ordonnance de probation exigeant qu'il n'entre pas en contact avec Anastasia Kuzyk.

Une grave erreur selon la directrice du Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes, Heidi Illingworth.

« On aurait dû en faire plus pour protéger les victimes compte tenu du fait qu'il n'a pas voulu s'engager à garder ses distances. Le suspect avait des antécédents criminels envers deux d'entre elles ainsi que d'autres femmes », note-t-elle.

Quelques jours après le drame, Heidi Illingworth ne comprend toujours pas pourquoi le refus du suspect de se plier à l'ordonnance n'a pas envoyé une sonnette d'alarme aux autorités.

Des ordonnances « majoritairement signées »

Le président de la Defense Counsel Association of Ottawa, qui représente les avocats de la défense, Trevor Brown, indique que les ordonnances de probation entrent immédiatement en vigueur lorsque des détenus sont libérés, que ceux-ci les signent ou non.

« Normalement les avocats de la défense ne sont pas là lorsque les ordonnances sont signées, mais selon mon expérience, la majorité d'entre elles le sont », explique-t-il.

Malgré tout, Heidi Illingworth estime que le refus de Basil Borutski de signer le document aurait dû être pris en compte.

« C'est un immense drapeau rouge selon moi. Il devrait y avoir des mécanismes, que ce soit du côté de la police ou du système de probation, pour surveiller plus étroitement ceux qui refusent de s'engager à respecter l'ordonnance », soutient la directrice du Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes.

Les victimes savaient-elles que Borutski était libéré?

En Ontario les victimes d'un crime peuvent s'enregistrer pour recevoir des alertes téléphoniques quand le statut de leur agresseur change au sein du système correctionnel provincial.

Un mécanisme semblable existe également au sein du système correctionnel fédéral.

Ce sont toutefois les victimes qui doivent s'enregistrer pour recevoir des mises à jour précise Heidi Illingworth.

On ne sait pas si Anastasia Kuzyk, Nathalie Wamerdam ou les autres femmes agressées par Basil Borutski ont été averties de la libération du suspect en décembre 2014.

D'après les informations de la CBC

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