En matière de multiculturalisme, la réputation de la région de la capitale nationale n'est plus à faire. De l'Europe à l'Afrique, en passant par l'Asie, les villes d'Ottawa et de Gatineau accueillent chaque année des gens de partout dans le monde. Cela a d'ailleurs inspiré la question de cette semaine à l'émission Labrosse-Wellington : comment en arriver à bâtir des ponts entre les nouveaux arrivants et leur terre d'accueil?

Cette interrogation nous a permis de rencontrer quelques citoyens canadiens, originaires du Bénin, afin de mieux comprendre les défis et les solutions dans leur quête d'adaptation à la culture de la feuille d'érable.

Les premiers froids

Notre voyage hebdomadaire commence avec la question d’Abdou Doumbia, qui a quitté son Mali natal pour la première fois à 17 ans, afin de venir étudier à l’Université d’Ottawa en comptabilité. Rempli d’optimisme, il a rapidement rencontré sur sa route certains obstacles.

J’ai dû apprendre à quitter ma zone de confort […] parce que les gens ont peur de communiquer avec toi, je pense.

Abdou Doumbia

Malgré tout, Abdou a quand même réussi à traverser les premières barrières culturelles pour arriver à trouver une chaleur bien de chez nous.

Une fois que tu fais tes preuves et tout, les gens sont vraiment fins ici.

Abdou Doumbia

Le rôle des institutions

Et l’Université d’Ottawa dans tout ça?

Nous avons rencontré le président de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO), Roméo Ahimakim, un des 6000 étudiants internationaux de l’établissement. Il identifie l’adaptation comme étant le défi principal auquel doivent faire face les étudiants nouvellement arrivés.

Il y a aussi le problème du racisme qui persiste. À notre grande surprise, c’est malheureusement un enjeu auquel doit encore faire face l’Université d'Ottawa.

Le racisme est un fléau social. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut éradiquer aussi facilement. Nous, on essaie d’éduquer, de sensibiliser.

Roméo Ahimakim, président de la FÉUO

Un travail de reconstruction de soi

Outre les institutions, nous nous sommes demandé comment les communautés culturelles pouvaient aider les nouveaux arrivants.

Nous avons eu la chance de discuter avec quelqu’un qui a fait son bout de chemin, Raïmi Osseni. Celui-ci s’occupe de Manyatta Network à Ottawa, un groupe de réseautage qui s’adresse à la diaspora africaine.

Grâce à son expérience, nous avons exploré des pistes de solutions, qui aideront certainement les nouveaux immigrants à mieux s’adapter dans la région.

On a un travail, nous, à faire […] mais la communauté d’accueil a également un travail à faire, en termes de curiosité et d’ouverture.

Raïmi Osseni, fondateur de Manyatta Network

Alors tranquillement, les réseaux se bâtissent pour qu’on puisse assurer une meilleure intégration pour les étudiants internationaux dans la région et en concluant l’épisode, Abdou Doumbia était encouragé de voir que la question a évolué depuis qu’il a commencé ses études à Ottawa il y a 5 ans.

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