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Bilan positif et possible retour pour Mìwàte

Les projecteurs de la production Mìwàte, qui illuminaient la chute des Chaudières, s'éteindront dimanche après un mois de représentations. Déjà, le directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme, soulève la possibilité d'un retour de l'événement au printemps prochain.

« Tous les partenaires […] sont favorables à ramener la production l’an prochain. Actuellement, on travaille de très près avec Hyrdo Ottawa, Tourisme Ottawa, l’Association des hôteliers d’Ottawa et les gens de [la communauté algonquine de] Pikwakanagan pour ramener la production », a indiqué M. Laflamme, en soulignant avec prudence que pour le moment, « rien n’est fait ».

Ce dernier s’est dit très satisfait, en soulignant que l’événement avait dépassé ses attentes. Au total, ce sont près de 45 000 personnes qui se sont rendues à la chute des Chaudières pour assister au spectacle son et lumière orchestré par Moment Factory.

Un pas vers la réconciliation

La réussite de Mìwàte relève aussi de l’engagement des Autochtones dans la production de l’événement, selon Guy Laflamme.

Ce dernier a souligné l’intérêt qu’ont suscité les panneaux d’interprétation écrits par des aînés de la communauté de Pikwakanagan.

« Je crois que ça a contribué au processus de réconciliation tellement on a pu informer les gens, mais également les toucher émotivement avec le caractère respectueux de la production, surtout que la production est située sur un lieu sacré pour la communauté [algonquine] », a expliqué M. Laflamme.

Une certaine controverse a toutefois ébranlé la production. Le trio A Tribe Called Red avait demandé que deux de ses pièces soient retirées de la trame sonore de Mìwàte, puisque le groupe musical ottavien ne voulait pas être associé à un événement en lien avec le 150e anniversaire de la Confédération.

Selon M. Laflamme, A Tribe Called Red savait que sa musique serait utilisée pour un événement associé aux célébrations avant le début des représentations.

Albert Dumont, un aîné et un conseiller spirituel de la communauté de Kitigan Zibi, avait aussi critiqué le fait que Mìwàte se tienne sur un lieu sacré pour les Premières Nations.

« On dirait que les Canadiens — ou du moins, certains d’entre eux [...] se moquent de nos croyances spirituelles [...] Personne ne ferait ça avec les croyances d’autres peuples », avait-il fait valoir lors d'une entrevue avec CBC.

Avec les informations de Marie-Ève DuSablon et CBC

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