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Bilinguisme officiel à Ottawa : la province présentera-t-elle son propre projet de loi?

La ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Marie-France Lalonde, ne ferme pas la porte à la possibilité que son gouvernement puisse présenter son propre projet de loi sur le bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa.

En entrevue téléphonique vendredi après-midi, Mme Lalonde n'a pas confirmé ni démenti les informations de la chaîne de télévision publique TFO voulant que les libéraux provinciaux envisagent cette possibilité.

« Je vais vous confirmer l'importance de ce dossier pour moi, pour le caucus des députés d'Ottawa et pour toute la population de la Ville d'Ottawa », a-t-elle affirmé.

Si la province va de l'avant, cela signifie que le projet de loi privé de la députée libérale d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, visant à enchâsser dans la Loi sur la Ville d'Ottawa le règlement municipal sur le bilinguisme et la politique de la Ville sur les services en français, devra être retiré.

Mme Des Rosiers a indiqué qu'elle accepterait avec joie de retirer son projet de loi, pourvu que celui présenté par la province soit le même.

« S'il est remplacé par un projet de loi gouvernemental, c'est une bonne chose », a-t-elle confié à Radio-Canada. « Mon but dans le projet de loi privé, c'était toujours de m'assurer qu'il y ait une bonne résolution et qu’Ottawa devienne officiellement une ville bilingue. »

Espoir dans la communauté francophone

L'organisme Ottawa Ville bilingue voit d'un bon œil la possibilité que le gouvernement ontarien présente un projet de loi pour officialiser la politique de bilinguisme et de prestations des services en français de la Ville d'Ottawa.

Un porte-parole, François Baril, rappelle que le projet de loi privée de Mme Des Rosiers a fait l'objet d'un large consensus, y compris l'approbation du maire d'Ottawa, Jim Watson, pourtant contre le bilinguisme officiel.

M. Baril espère que le gouvernement « va bâtir sur cet effort de consensus » et reprendre en tous points le projet de loi privé. Si des changements sont envisagés par le gouvernement, il souhaite que la communauté soit consultée.

Le professeur de droit Gilles LeVasseur, de l'Université d'Ottawa, soutient quant à lui que la prise en charge du projet de loi par le gouvernement accélérera son adoption.

« En étant maintenant un projet de loi du gouvernement, ça devient une des priorités du gouvernement, ce qui fait en sorte qu'on va pouvoir faire avancer le dossier plus rapidement et lui donner toute l'importance que cela nécessite », a-t-il expliqué.

Avec les informations du journaliste Godefroy Macaire-Chabi

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