Un des clowns les plus emblématiques de la région d'Ottawa et de Gatineau s'apprête à fêter 20 ans de carrière. Après plus de 3000 fêtes d'enfants et des dizaines d'événements spéciaux, la flamme brûle-t-elle toujours sous le costume?

Un texte de Julien Morissette, à l'émission Les malins plaisirs

Un clown qui nous invite à prendre un café chez lui, c'est loin d'arriver chaque fin de semaine... Comme ce fut le cas avec une mascotte, un ambulancier et un éducateur spécialisé, nous sommes entrés dans la bulle de Bouchon le clown.

Alain Villemaire nous a accueillis dans sa maison du quartier Saint-Raymond, à quelques pas du lieu où il a grandi. Fils d'un couple d'enseignants de l'École Saint-Raymond, il rêvait d'enseigner en maternelle. Son grand amour des enfants est en quelque sorte devenu le fil conducteur de sa vie.

Cet épanouissement, Alain le vit chaque fois qu'il applique une couche de maquillage sur son visage et qu'il colle son nez rouge. Bouchon a compris avec le temps que lorsqu'il se présente à un enfant, il doit l'apprivoiser. Le sexagénaire cite notamment le renard dans Le petit prince pour expliquer ses techniques de rapprochement avec les enfants craintifs.

Les hauts et les bas du métier

Depuis ses débuts dans les années 1990, Bouchon a vu une importante diminution de la demande pour les clowns.

Il y a quelques années, il aurait été difficile de prendre le temps de discuter aussi longuement des réalités pendant une fin de semaine de mai. Bouchon avait suffisamment de demandes pour visiter quatre ou cinq domiciles le samedi, et la moitié le dimanche.

Malgré tout, Bouchon n'est pas un clown triste. Il joue son rôle et vit son quotidien, comme le font les enfants : tant qu'il jouera, il sera heureux et vivant.

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