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Branle-bas contre la grippe au CISSS de l'Outaouais

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais lance une série de mesures afin de lutter contre une éclosion importante de grippe.

Selon le président-directeur général du CISSS, Jean Hébert, la région est aux prises avec une activité grippale exceptionnelle, qui serait la plus importante depuis les cinq dernières années.

Le directeur des services professionnels du CISSS, Guy Morissette, ajoute que la grippe et les chutes, mêmes mineures, contribuent à augmenter le nombre de patients dans les urgences.

La direction du CISSS de l'Outaouais dit comprendre que la pression sur le personnel en milieu hospitalier est grande et elle affirme travailler à mettre en place des actions pour répondre aux débordements. Elle a notamment ajouté temporairement 8 lits à l'Hôpital de Hull et 12 à celui Gatineau.

Mardi après-midi, le taux d'occupation des civières à l'urgence de Hull était de 212 % et de 204 % à celle de Gatineau.

À titre comparatif, l’Hôpital de Papineau affichait un taux d'occupation des civières de 125 %, tandis qu’il était de 25 % à l'Hôpital du Pontiac et de 17 % à l'Hôpital de Maniwaki.

Le Dr Morissette affirme que les cliniques et les groupes de médecine de famille (GMF) ont répondu à l'appel. « Ils reçoivent beaucoup plus de patients qu'ils reçoivent en temps normal, ils ont allongé leurs plages, on les a sollicités déjà depuis lundi », dit-il.

Par ailleurs, le CISSS de l’Outaouais demande à la population de ne pas se présenter dans ses installations à moins d'une urgence. Il rappelle que l'on peut aider à lutter contre la transmission du virus de la grippe en toussant ou en éternuant dans le pli de son coude et en se lavant les mains régulièrement.

Des ambulances supplémentaires

À la Coopérative des paramédics de l'Outaouais (CPO), un porte-parole, Francis Brisebois, affirme qu'un véhicule supplémentaire a été ajouté sur la route, mardi, en renfort aux équipes prises dans les urgences des hôpitaux. Cette mesure sera également appliquée pour le quart de soir, entre 19 h et 3 h mercredi.

Les débordements dans les différents services d'urgence, en raison d'un achalandage important, font en sorte que les ambulanciers doivent attendre quelques fois près d'une heure avant que le patient transporté ne soit pris en charge par l'hôpital.

Des infirmières à bout de souffle

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec en Outaouais (FIQ), Lyne Plante, soutient que la situation actuelle vécue dans les hôpitaux ne vient qu'accentuer le besoin d'ajout de personnel infirmier.

« On nous parle que là présentement, à cause de la grippe, il y a des débordements d'urgence. Mais ça fait cinq ans et même plus qu'on vit ça en Outaouais, soutient-elle.

Mme Plante affirme que le personnel infirmier est tellement rendu à bout de souffle que plusieurs employés quittent la profession parce qu'ils sont trop fatigués mentalement et ont peur de faire des erreurs.

« Si [une infirmière] fait une erreur, ce n'est pas l'employeur qui va l'avoir sur la conscience. C'est une des raisons pour lesquelles tant de personnes quittent la profession. Nos conditions de travail sont rendues inhumaines », dit-elle.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, rencontrait d'ailleurs mardi à ce sujet la présidente de la FIQ, Nancy Bédard.

Avec les informations de Claudine Richard, Laurie Trudel et Christian Milette

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