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Brookfield : le gouvernement Couillard s’oppose au transfert des emplois vers New York

Le gouvernement du Québec et la ville de Gatineau n'ont pas l'intention de rester les bras croisés devant la possible restructuration d'Énergie renouvelable Brookfield qui vise à transférer une cinquantaine d'emplois d'ici 18 mois du bureau de Gatineau vers celui de New York.

C'est à la suite de rencontres qui se sont déroulées à New York avec la nouvelle direction que les employés ont été avisés du plan de transition.

Plus de 70 % des actifs d’Énergie renouvelable Brookfield en Amérique du Nord sont situés aux États-Unis. L'objectif de cette réorganisation est de poursuivre la croissance et la commercialisation aux États-Unis, selon la vice-présidente du développement durable et des affaires externes de Brookfield, Vanessa Pilotte.

Elle ajoute qu’Énergie renouvelable Brookfield et le gouvernement du Québec vont entamer sous peu la renégociation des droits hydrauliques de l’entreprise qui viennent à échéance le 16 novembre 2019.

L'entreprise est consciente que cette réorganisation touche les employés et l'économie de Gatineau, c'est pourquoi elle est toujours en analyse selon Mme Pilotte.

Opposition à Québec

La députée de Hull et porte-parole du caucus de l’Outaouais à l'Assemblée nationale, Maryse Gaudreault, assure que tout sera mis en oeuvre pour maintenir les emplois à Gatineau.

« Il faut que les dirigeants de Brookfield comprennent que s’ils veulent retirer des bénéfices des ressources naturelles du Québec, il va falloir qu’ils gardent les emplois ici », affirme Mme Gaudreault.

La députée de Hull a immédiatement contacté le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau, quand elle a été mise au fait de la restructuration. Elle souhaite que le ministre participe à la rencontre du 11 juin via une conférence téléphonique, alors que le nouveau président des opérations de l’entreprise en Amérique du Nord, Mitchell Davidson, accompagné d'un ancien cadre de Brookfield, Richard Legault, rencontrera le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Mme Pilotte n'est pas opposée à la présence du ministre Moreau à la rencontre, mais n'en voit pas la pertinence à ce point-ci.

Pierre Moreau pourrait faire du maintien des emplois à Gatineau une condition du gouvernement au renouvellement des droits hydrauliques sur la rivière du Lièvre détenus par Énergie renouvelable Brookfield depuis près de 20 ans.

« Il va falloir que Brookfield s'assoit à la table et nous explique en quoi il serait avantageux pour nous de négocier avec eux des pouvoirs hydrauliques, alors qu'eux, avant même que ces négociations-là ne soient conclues, nous indiquent qu'il y aurait de la délocalisation d'emplois dans une région du Québec où le nombre d'emplois compte, comme dans toutes les autres régions du Québec », a dit le ministre Moreau.

Pierre Moreau s'est entretenu avec Daniel Bouchard, à ce sujet, au Téléjournal Ottawa-Gatineau du mardi 5 juin 2018.

Les locaux de Brookfield, situés rue Victoria sur l'île de Hull, accueillent actuellement entre 450 et 500 employés.

Maxime Pedneaud-Jobin veut rappeler les avantages de Gatineau

Le maire de Gatineau entend rappeler au président des opérations de l’entreprise en Amérique du Nord, Mitchell Davidson, l'importance de ces emplois et faire valoir le fait que l'énergie hydro-électrique est beaucoup plus bénéfique pour des entreprises du type de Brookfield de ce côté-ci de la frontière.

« Ce sont des emplois de qualité, c'est une entreprise qui est importante, est-ce que c'est le début de quelque chose, il y en a 100 qui partent et il y en a d'autres après qui suivent. Oui, ça m'inquiète, moi je veux mettre en valeur le fait qu'on a une main-d'oeuvre assez extraordinaire », dit-il.

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