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Budget de Gatineau : la Ville n'a pas les moyens de ses ambitions

La Ville de Gatineau devra attendre avant d'aller de l'avant avec plusieurs projets d'infrastructures en raison d'un manque de fonds.

C'est ce qui ressort de la troisième journée d'étude du budget proposé pour 2017.

Le conseiller, du district de Touraine, Denis Tassé, a bien résumé le problème auquel font face les élus.

Plan d'amélioration des bibliothèques retardé

La Ville a mis de côté une enveloppe de 21,9 millions de dollars pour la construction d'une bibliothèque dans le secteur du Plateau et l'agrandissement des bibliothèques Lucy-Faris, dans le secteur d'Aylmer, et Guy-Sanche, dans le secteur de Gatineau.

Or la construction du nouvel édifice est évaluée à 13,1 millions de dollars, ce qui laisse un solde trop petit pour mener à bien les autres projets.

Les élus ont appris que l'agrandissement de la bibliothèque Lucy-Faris, situé au deuxième étage de l'édifice Pierre-Papin, rue Principale, pourrait être abandonné, en raison de problèmes liés aux normes et à l'occupation actuelle des lieux.

La Ville de Gatineau pense maintenant entamer une discussion avec les commissions scolaires pour trouver une solution.

Les conseillers Josée Lacasse et Mike Duggan disent ne pas avoir été informés de ces nouveaux plans et sont opposés au déménagement de la bibliothèque.

Les membres du conseil municipal ont également remis à l'année prochaine le projet de la grande bibliothèque, qu'on prévoit aménager dans le secteur de la rue Montcalm. Ce report devrait aider la Ville à trouver des partenaires.

Les services municipaux ont aussi fait état de l'avancement des projets ciblés et priorisés par le conseil municipal.

La revitalisation du centre-ville avance assez bien.

Quant au projet de marché public dans l'édifice de la Fonderie, une étude de marché conclut que le site pourrait accueillir un marché permanent et des services complémentaires, comme un commerce d'alimentation.

L'édifice aurait toutefois besoin d'être aménagé en conséquence. Un groupe se serait manifesté pour gérer le projet.

Par ailleurs, la restauration de l'immeuble situé au 2, rue de Lorimier devra attendre, faute de fonds.

Retard dans les travaux d'infrastructures

Les services des infrastructures et des travaux publics ont présenté, le bilan des réalisations en matière d'infrastructures.

Il s'agit d'un bilan moins prestigieux que celui de l'année précédente, a admis le directeur du Service des infrastructures, André Cadieux. Ainsi, 68 % des projets adoptés par le conseil municipal ont été réalisés depuis 2015.

Le report de travaux, les imprévus (notamment des travaux urgents, comme la réparation d'une conduite cette année dans le secteur de Buckingham), le manque de ressources (malgré une réorganisation du service, qui a amené l'ajout d'ingénieurs et de personnel à la planification des projets), des départs et des congés de maternité, entre autres, ont contribué au retard dans la réalisation des projets.

Au total, 144 des 212 projets, qui étaient planifiés ont été réalisés.

Le plus grand défi, selon M. Cadieux, est de mieux gérer les imprévus, afin qu'ils n'entraînent pas de retard dans les travaux prévus dans le plan de réalisation.

« Le taux [de réalisation] varie d'une année à l'autre. Ça dépend de la complexité des travaux à réaliser », a précisé le directeur adjoint du Service des infrastructures, Jean Audet.

« Nous sommes tout de même satisfaits des réalisations », a ajouté de son côté M. Cadieux.

Les élus ont exprimé quelques craintes par rapport aux résultats, qui pourraient avoir des répercussions sur le prochain plan de réalisation. Ce dernier sera adopté lors du budget en décembre.

Par ailleurs, le Service des travaux publics de Gatineau a aussi présenté son bilan du remplacement de la flotte de véhicules municipaux.

Ainsi 98 % des équipements qui devaient être remplacés en 2015 grâce au Programme triennal d'investissement (PTI) l'ont été. Le budget représentait 2,8 millions de dollars.

En 2016, 34 % de la flotte de véhicules en fin de vie a été remplacé (800 000 $) et 66 % est en cours de l'être. Tout devrait être terminé d'ici 2018, l'objectif qui avait été fixé.

Cet échéancier ne tient toutefois pas compte du projet d'électrification de la flotte des véhicules, ni de l'inflation.

Par ailleurs, la mise au rancart de sept camions de déneigement neufs, en raison d'un problème de garantie, n'aura aucun effet sur les opérations de déneigement, ont assuré les responsables, en réponse aux craintes exprimées, mardi, par le conseiller Jocelyn Blondin.

Tant que la situation n'est pas réglée, les sept « vieux camions » seront utilisés.

Avec les informations de la journaliste Nathalie Tremblay

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