Le parc aquatique Calypso, dans l'Est ontarien, a été condamné à une amende de 400 000 $ par la Cour de l'Ontario, pour des manquements à des règles de sécurité lors d'incidents survenus en 2011 et en 2012.

L'entreprise avait été reconnue coupable, en avril dernier, de 6 des 11 chefs d'accusation portés contre elle par l'Office des normes techniques et de la sécurité de l'Ontario.

La Couronne estimait que l'amende devait être de 850 000 $, tandis que les avocats de Calypso suggéraient plutôt un montant de 125 000 $ à 150 000 $.

Au moment de livrer sa sentence, la juge Julie Lauzon n'a finalement sanctionné Calypso que pour quatre des six accusations, parce que, selon elle, certaines se dédoublaient.

Elle a jugé que la somme de 400 000 $ était tout à fait suffisante « pour faire prendre conscience aux accusés de l'importance de connaître, comprendre et respecter l'ensemble des sections des lois et réglementations qui s'appliquent à l'activité commerciale à laquelle ils s'adonnent ».

La juge Lauzon a ajouté que cette sentence envers le parc aquatique avait finalement pour but d'inculquer à ses responsables « le plein respect de la législation sur le bien-être public en vigueur, afin d'assurer la protection du public relativement vulnérable qui fréquente ses installations ».

Une amende presque record

L'Office des normes techniques et de la sécurité de l'Ontario avait initialement déposé 20 accusations contre Calypso, mais 9 d'entre elles avaient été abandonnées par manque de preuves.

L'organisme se félicite néanmoins de la décision rendue aujourd'hui. En plus des 400 000 $ d'amende, l'entreprise devra verser 100 000 $ aux victimes, ce qui fait une facture totale de 500 000 $.

« C'est l'une des amendes les plus élevées à avoir été donné en vertu de la Loi sur les normes techniques et la sécurité », souligne un porte-parole de l'Office des normes techniques et de la sécurité de l'Ontario, Wilson Lee.

L'avocat de Calypso, Lawrence Greenspon, souligne de son côté que son client a déployé des efforts pour mieux former ses employés.

« Il n'y a pas très longtemps, Calypso a participé à un programme provincial où tous les employés étaient conviés à des sessions ciblant les mesures à prendre pour assurer la sécurité des clients », précise-t-il.

M. Greenspon assure par ailleurs que l'entreprise a amélioré la procédure sur les rapports d'incidents. Les responsables du parc aquatique ont maintenant 30 jours pour décider s'ils feront appel de la décision de la juge Lauzon.

D'après un texte de CBC

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