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Campagne électorale : c'est parti dans la région!

Les candidats et les partis s'activent en Outaouais, à Ottawa et dans l'Est ontarien depuis dimanche matin, jour 1 des élections fédérales.

Un texte de Jérémie Bergeron

La lutte s'annonce longue, 78 jours nous séparent du fil d'arrivée. Les candidats devront donc redoubler d'ardeur pour susciter l'intérêt des électeurs. Radio-Canada a rencontré des candidats des principaux partis dans la région.

Énorme défi à prévoir pour les conservateurs

Royal Galipeau est pour une quatrième fois candidat conservateur dans la circonscription d'Orléans. L'homme de 68 ans a également été le premier à recevoir la visite du premier ministre sortant Stephen Harper, dimanche.

Si M. Galipeau a le prolongement du train léger et la protection de la ceinture de verdure de la capitale nationale comme priorités, il sait toutefois que la lutte sera serrée pour se faire élire à nouveau.

Lors des élections de 2011, les électeurs de la région ont porté au pouvoir huit députés conservateurs, tous sur la rive ontarienne. Le siège de John Baird, l'ancien ministre des Affaires étrangères et député d'Ottawa-Ouest-Nepean, est toutefois vacant depuis le départ du principal intéressé en février dernier.

Surfer sur la vague orange

Les néo-démocrates tenteront de poursuivre leur lancée des élections de 2011, où ils ont emporté 95 sièges au pays, un record pour le parti. La victoire était notamment en Outaouais, remportant les quatre sièges de la région.

Cette vague orange qui a déferlé au dernier scrutin n'a toutefois pas traversée la rivière, mais les choses pourraient changer, prévient le député sortant du Nouveau parti démocratique dans Ottawa-Centre, Paul Dewar.

Du côté de sa rivale, la candidate libérale Catherine McKenna, l'enjeu majeur de cette campagne électorale est l'économie.

« L'environnement aussi c'est vraiment important tout comme le respect pour la fonction publique », poursuit la candidate d'Ottawa-Centre.

Les libéraux n'avaient remporté que deux circonscriptions lors du dernier scrutin. David McGuinty représentait la population d'Ottawa-Sud et Mauril Bélanger celle d'Ottawa-Vanier.

« Un gouvernement de trop »

Le jeune Philippe Boily, candidat pour le Bloc québécois dans la circonscription de Gatineau, a déjà préparé ses arguments.

L'homme qui était le président de l'Association générale des étudiants (AGE) de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) succède à l'ancien député Richard Nadeau, qui avait perdu son compté aux mains de Françoise Boivin en 2011.

Aux dires de M.Boily, il y a un palier de gouvernement de trop. « On voit clairement, comme avec le centre multifonctionnel, que quand il vient le temps d'aller chercher l'argent de nos impôts, c'est très difficile de négocier avec un palier de gouvernement qui ne connaît pas la réalité », explique-t-il.

Le Bloc a subi une déconfiture au dernier scrutin de 2011, passant de 49 députés en 2008 à seulement quatre. Le nouveau candidat admet d'ailleurs qu'il faudra travailler sans relâche.

Si chacun des partis à sa propre idée pour remporter la course, le secret dans une campagne électorale de 78 jours est de conserver l'énergie des bénévoles jusqu'à la fin, croient la plupart des candidats rencontrés dimanche.

Avec les informations de Jean-Sébastien Marier, Claudine Richard, Marie-Ève Tremblay et Ashley Burke

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