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Campus d’Alfred : l’UCFO négocie, La Cité réfléchit

Comme on l'a appris tout récemment, le campus d'Alfred a été déclaré excédentaire par le gouvernement ontarien. Qu'est-ce que cette annonce signifie pour ses deux principaux occupants, le collège La Cité d'Ottawa et l'Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO)?

Un texte de Denis Babin

L’UCFO, qui représente et défend les intérêts des cultivateurs francophones de la province, a pris sous son aile une partie de la propriété, qui comprend l’étable expérimentale, il y a maintenant plus d’un an et demi.

« Une école d’agriculture sans ferme, ce n’était pas nécessairement un modèle d’affaires dans lequel on envisageait beaucoup de capacité de développement », confie Simon Durand, le directeur général de l’UCFO, afin d'expliquer la démarche entreprise par son organisation.

L’UCFO négocie avec la province

Même si son bail avec la province vient à échéance en décembre 2018, l’UCFO a déjà entamé des négociations, soit pour faire l’acquisition du Lower Campus, la partie inférieure de la propriété, soit pour louer celle-ci à long terme.

Ces pourparlers ont lieu dans un contexte où l’étable-école a besoin des travaux de rénovation importants.

Des améliorations doivent notamment être apportées à la salle de traite, aux logettes des vaches et à la surface où les animaux circulent.

Il en est question dans un rapport produit à la suite d’une inspection menée à l’improviste en 2014.

« Ça nous prend une perspective et un accès à long terme, autant au terrain qu’au bâtiment, pour être capable d’investir dans ceux-ci », explique Simon Durand.

La Cité pourrait dispenser ses programmes à partir d’Ottawa

Si la présence à long terme de l’UCFO à Alfred commence à se préciser, celle de La Cité, qui a pris le relais de l’Université de Guelph en 2015 au chapitre de la formation, demeure incertaine au-delà de l’année 2018.

La Cité a déjà vérifié la possibilité de dispenser ses programmes à partir de son campus principal à Ottawa auprès du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle.

« La formation va continuer de s’offrir. Notre objectif [...], c'est l'expansion des programmes. Est-ce que ça sera nécessairement à Alfred si, en 2018, il n’y a pas encore de solution? Bien peut-être pas », indique la présidente de La Cité, Lise Bourgeois.

La présence de La Cité à Alfred est étroitement liée à d’autres négociations impliquant un groupe chapeauté par la Société de développement communautaire Prescott-Russell (SDCPR).

Ces discussions portent sur l’acquisition de la partie de la propriété, communément appelée Upper Campus, qui inclut la bâtisse administrative occupée en grande partie par La Cité à l’heure actuelle.

« Tous les services, toutes les formations de base pourraient se faire à partir du campus principal [à Ottawa] avec une possibilité d’utiliser les espaces du campus d’Alfred […] pour le volet expérientiel », ajoute Lise Bourgeois.

Le directeur général de l’UCFO, Simon Durand, est bien au fait de cette possibilité.

Ce dernier maintient néanmoins sa préférence pour une présence permanente de La Cité sur le campus d’Alfred.

« Il y a plusieurs centres de recherche qui ne sont pas directement sur le même terrain qu’une école en agriculture, mais c’est sûr que d’avoir des étudiants, des partenaires en haut de la côte améliorerait grandement la synergie », conclut Simon Durand.

La SDCPR et ses partenaires bénéficient d’une période allant jusqu’à la fin du mois de septembre pour négocier avec la province.

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