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Cannabis au volant : de la sensibilisation serait nécessaire dès maintenant

Quels sont les risques du cannabis au volant et comment préparer nos jeunes devant la légalisation à venir de la marijuana? Ces questions ont été soulevées samedi après-midi à une conférence sur le cannabis organisée à Ottawa.

Alors que le gouvernement Trudeau veut légaliser la marijuana d'ici un an, l'association Cannabis Canada croit qu'il faut éduquer le public dès maintenant.

« Avant que le cannabis soit légal, c'est vraiment important, parce qu'on veut protéger la jeunesse, on veut protéger la santé du public canadien, on veut qu'il comprenne qu'il faut prendre une décision très raisonnable », a avancé Colette Rivet, directrice générale de Cannabis Canada.

L'Association canadienne des chefs de police (ACCP) croit que le problème de la conduite avec les facultés affaiblies deviendra plus grand après la légalisation de la marijuana.

« Je ne crois pas que le public comprend bien. Si vous buvez une ou deux bières, vous savez à peu près la quantité d'alcool dans votre sang et si vous pouvez conduire, mais c'est plus difficile d'évaluer la quantité de THC si vous consommez du cannabis. Il ne faut pas conduire si vous prenez du cannabis », a recommandé l'agent Paul Johnston, membre de l'ACCP.

Un programme de sensibilisation

Éduquer les jeunes et corriger certaines perceptions, c'est ce que fait le programme Springboard dans des écoles primaires et secondaires de Toronto.

« Certains vous diront qu'ils sont de meilleurs conducteurs s'ils consomment du cannabis, d'autres l'utiliseront pour déjouer les effets de l'alcool. Toutes ces perceptions sont fausses et il faut leur démontrer », a souligné Don Cooley, directeur du programme.

Cette prévention est nécessaire selon Ming Saad, employée chez Canabis Culture à Ottawa, qui croit tout de même que certains intervenants ont tendance à exagérer les effets de la marijuana.

« On devrait les éduquer, mais on devrait avoir un peu plus de réalité et ne pas trop exagérer, c'est sûr », a jugé Mme Saad.

Les policiers auront l'occasion de partager leurs inquiétudes au cours des prochains mois, alors que le projet de loi sera étudié aux Communes et au Sénat.

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