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Cannabis : les Ontariens profiteront des règles québécoises, croit Mario Harel

Le président de l'Association canadienne des chefs de police et directeur du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) pense qu'il est inévitable que les jeunes Ontariens traverseront la rivière des Outaouais pour acheter de la marijuana au Québec lorsqu'elle sera décriminalisée par le gouvernement fédéral.

Un texte de Dominique Degré

Depuis que l'Ontario a annoncé qu'elle fixera à 19 ans l'âge minimum pour acheter du cannabis, le SPVG surveillait de près le débat sur la législation au Québec, affirme M. Harel.

Le gouvernement Couillard a finalement choisi de suivre l'exemple de l'Ontario en harmonisant l'âge pour se procurer de la marijuana avec celui pour s'acheter de l'alcool. Au Québec, ce sera donc 18 ans.

« On s'attend à ce que les jeunes de l'Ontario viennent s'approvisionner du côté du Québec », avoue le chef de police gatinois.

Or, même si la comparaison avec l'achat d'alcool est évidente, le directeur du SPVG croit que l'encadrement de l'achat et de la consommation de marijuana, ainsi que les interventions en cas de perturbation, comporteront certaines différences.

« Ça n'amènera pas la même dynamique que les débits de boisson », maintient-il, en rappelant que les Ontariens profitent de l'âge légal plus bas au Québec, notamment pour sortir dans les bars.

« [Pour le cannabis] il n'y a pas de lieu de consommation comme tel. La consommation de la marijuana va se faire dans lieux privés. C'est ce que je souhaite », poursuit-il.

Le Québec pourrait calquer le modèle de l'Ontario en interdisant la consommation de marijuana dans les lieux publics.

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