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Caroline Bisson : athlète paralympique et ambassadrice pour les jeunes

Rien ne laissait présager le destin qu'a connu Caroline Bisson, lorsqu'elle arpentait les couloirs de l'École De La Salle d'Ottawa dans les années 1990. À l'époque, elle était membre du conseil scolaire et s'impliquait dans la vie étudiante. La vie lui réservait toutefois quelques épreuves, qui l'ont menée aux Jeux paralympiques. Elle est maintenant de retour à son école secondaire, dans un tout nouveau rôle.

Un texte de Kim Vallière

Caroline Bisson a été nommée ambassadrice pour le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO). Les élèves pourront interagir avec elle et profiter de sa présence régulière dans les écoles au cours de la prochaine année.

« Je suis ici pour inspirer les élèves et partager les leçons que j'ai apprises de mon parcours, autant personnel que sportif », explique la native d'Ottawa.

Elle invite les jeunes à s'engager dans une communication avec elle pour échanger sur les victoires et les défaites de leur quotidien. Elle promet en échange de faire la même chose.

Intimidant comme rôle? « Oui, très intimidant », avoue Caroline Bisson, sans gêne. « Je dois être moi-même, ne pas avoir peur de dire quand je me suis trompée, de rester authentique et vraie, dans ce rôle-là. »

Modèle dans la vie et dans le sport

Le sport a toujours été présent dans sa vie, mais il occupe un rôle primordial depuis les amputations, en 2009, de son épaule, sa clavicule et son bras gauche, conséquences d'un cancer des os.

Le fait de bouger et d'être en nature, ç'a été une façon de reconnecter avec ce nouveau corps que j'habitais.

Caroline Bisson, athlète paralympique

Caroline Bisson tentera cette année de se qualifier pour ses deuxièmes Jeux paralympiques, en 2018. Elle a participé à quatre épreuves aux Jeux de Sotchi, en 2014, en ski de fond et en biathlon. Son meilleur résultat a été une 11e position au 10 km de biathlon.

Elle a longtemps réfléchi avant de se lancer dans l'aventure des Jeux de Pyeongchang. L'environnement de compétition n'est plus le même qu'avant et lui demande encore plus de sacrifices. Elle a donc décidé de prendre un congé sans solde, question de se concentrer uniquement sur son entraînement. Elle joue le tout pour le tout.

« Le nombre de places disponibles pour le Canada, la compétition au Canada, l'accessibilité du financement... Tout ça est en mouvement. Donc pour moi, ça sera plus difficile cette fois-ci de me qualifier », ajoute l'athlète de 42 ans, qui ne bénéficie d'aucune contribution financière gouvernementale pour l'appuyer dans son sport.

« Financièrement, je dois trouver des solutions. Je dois trouver des partenaires et aller chercher des commanditaires. Mais à partir du moment où j'ai décidé de faire un autre cycle paralympique, je savais que je laisse tomber mon emploi à temps plein parce que ma compétition s'entraîne à temps plein. »

La fondeuse s'envolera bientôt pour la Corée du Sud pour participer à l'épreuve-test des Jeux paralympiques, la première étape vers sa qualification. Elle vise d'abord une participation aux compétitions de ski de fond et décidera par la suite si elle tente sa chance pour le biathlon.

Les élèves du CEPEO risquent d'être aux premières loges à chacune des étapes en chemin vers les Jeux de Pyeongchang.

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