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Ces questions que les parents de même sexe entendent tout le temps

Marilyn Guindon et Natalie Anne Charron forment un couple depuis huit ans et sont maintenant mamans du petit Rémi, qui vient de souffler sa première bougie. Elles voulaient être mamans toutes les deux.

Pour Natalie, la volonté de vouoloir former une famille était d'ailleurs un critère de sélection d'une compagne à l'époque où elle était célibataire. Elle ne voulait pas avoir à faire ce deuil.

Le couple homoparental de Gatineau, tout comme des milliers d'autres au pays, fait parfois face à plusieurs questions de la part de leurs familles, collègues, amis ou même de purs étrangers.

Réponses à ces questions que les parents de même sexe entendent tout le temps !

Où est le papa (la maman)?

Pour se faire inséminer, le couple a fait appel à des banques de donneurs.

Marilyn Guindon et Natalie Ann n'emploient pas volontairement le mot père pour désigner le géniteur de leur enfant.

« Les gens autour de nous l'appellent père », explique Nathalie Ann.

« C'est tellement drôle », enchaîne Marilyn.

« Mais tu sais, pour moi un père ça n'a même pas besoin d'être quelqu'un qui a donné son sperme », poursuit la jeune maman. « C'est une personne qui est présente. C'est un modèle, une présence pour l'enfant. »

Le donneur qu'elles ont choisi est anonyme, mais elles savent qu'il est entraîneur personnel, qu'il a étudié en psychologie et qu'il a un caractère fort.

Le jour où leur fils voudra le savoir, elles lui raconteront.

Le couple aurait voulu avoir un donneur ouvert, mais cela avait un coût trop important et elles ont dû faire leur deuil.

Comment tu te définis?

Natalie Ann et Marilyn se définissent comme queer, tout comme Cœur de pirate, qui l'a révélé la semaine dernière.

Est-ce qu'il aura un modèle masculin (féminin)?

À cette question, le couple avoue qu'il fait peu face à de la discrimination claire, directe, mais plutôt à de la discrimination aliénante.

« Ce n'est pas de la discrimination ouverte comme peut-être les gens pourraient penser, c'est-à-dire des jugements ou des commentaires gratuits, mais c'est de la discrimination par aliénation ou dans le silence », déplore Marylin.

L'important pour cette petite famille, c'est d'adopter la valeur de la diversité.

Natalie Ann raconte que ses parents sont peu sensibilisés à la question de la diversité. Le donneur de leur enfant a des origines syriennes, russes, israéliennes et polonaises, rien de mieux pour démontrer la diversité.

« On a choisi un donneur qui avait plusieurs cultures à offrir, pour diversifier notre famille encore plus », affirme Natalie Ann.

Les parents de Natalie ne saisissent pas l'importance de la diversité culturelle, selon elle, et lui répètent : « Ton bébé va déjà naître dans une famille homoparentale. Il va se faire discriminer à l'école. Pourquoi tu prendrais un donneur d'une autre culture en plus de ça? ».

Votre enfant sera-t-il gai (lesbienne)?

C'est une interrogation qui revient souvent dans l'entourage des couples homoparentaux. Est-ce que votre enfant sera gai (lesbienne)? Est-ce qu'il va lui manquer quelque chose?

« Il est bien chanceux d'avoir deux mamans », rétorque le couple.

C'est facile devenir des parents homoparentaux ?

Ce n'est pas toujours facile. Le processus est long. En plus de tout l'aspect médical, il y a aussi des entrevues psychologiques. Celles-ci aident les futurs parents à déterminer s'ils sont au fait de tous les détails que cela implique et s'ils sont prêts à éduquer un enfant en étant également bien entourés.

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