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Changement de direction à la tête des Sénateurs : entre fierté et espoir de jours meilleurs

À la suite de l'annonce du départ de Bryan Murray de ses fonctions de directeur général des Sénateurs d'Ottawa, les réactions ne se sont pas fait attendre dans la région, que ce soit dans le Pontiac, où il est né, et à Ottawa.

Un texte d'André Dalencour

Même si sa dernière saison aux commandes de l'organisation ottavienne n'a pas été couronnée de succès, ses 35 ans de carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH) remplissent de fierté les habitants du Pontiac, d'où Brian Murray est originaire.

« Bryan Murray a toujours été source de fierté et d'inspiration pour les gens du Pontiac. Bravo pour une carrière bien réussie », a publié sur Twitter le député du Pontiac, André Fortin.

La mairesse de Shawville, Sandra Murray, qui est aussi la belle-sœur de l'ancien directeur général, évoque quant à elle une triste journée pour les résidents de la région.

« Cela faisait longtemps qu'il était à ce poste. Tout le Pontiac est fier de lui, particulièrement à Shawville, qui est sa ville de naissance. 99,99 % des gens l'ont toujours soutenu. Donc c'est une triste journée pour la population locale, mais en même temps, il fallait qu'il fasse ce qu'il avait à faire », estime-t-elle.

Un passage de témoin symbolique

Atteint d'un cancer du côlon de stade 4, Murray, 73 ans, a décidé de passer la main parce qu'il souhaite profiter de sa famille, de ses enfants et de ses petits-enfants.

« Je pense que c'est la bonne chose pour lui. Il sait ce qui se passe en lui. Donc si c'est mieux pour l'équipe qu'il cède la place à un autre, c'est dans le meilleur intérêt de l'équipe à long terme », croit Patrick, un partisan des Sénateurs

C'est un habitué de la maison qui prendra le relais, en la personne de Pierre Dorion, l'adjoint de Bryan Murray au cours des deux dernières saisons.

Âgé de 43 ans et natif d'Orléans en banlieue d'Ottawa, ce dernier fait partie de l'organisation des Sénateurs depuis neuf ans.

Ce changement dans la continuité est vu d'un bon œil par les partisans à qui Radio-Canada a parlé.

« Je suis quand même sûr qu'il y a quelqu'un qui connaît l'organisation. Il y aura une certaine stabilité », estime Andrian Labelle, une casquette des Sénateurs sur la tête.

Il espère que l'organisation saura s'améliorer d'ici à la saison prochaine, sans pour autant faire table rase du passé. Selon lui, l'équipe ne devrait pas, par exemple, changer d'entraîneur-chef.

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