Les dernières semaines ont été truffées de questionnements pour Chris Milo. Le botteur de précision se joint au Rouge et Noir d'Ottawa, après avoir été libéré par les Roughriders de la Saskatchewan le 6 juillet. Un coup dur, qui l'a poussé à s'interroger sur l'avenir de sa carrière dans le football.

Un texte de Kim Vallière

« C'était un choc quand c'est arrivé », indique le Montréalais de 28 ans. « Il y a eu des moments plus difficiles. Mais les deux jours que j'ai passés à Ottawa me rassurent. Je suis vraiment content de jouer au football et je veux jouer très longtemps. »

Après avoir été retranché par les Roughriders, l'équipe avec laquelle il a commencé sa carrière dans la Ligue canadienne de football (LCF) en 2011, il a continué à botter, en espérant recevoir un appel d'une autre formation. Puis il s'est trouvé un emploi dans un concessionnaire automobile à Regina.

Un nouveau départ à Ottawa

Milo n'a pas réfléchi très longtemps avant d'accepter l'offre du Rouge et Noir. Déjà l'an dernier, il songeait à un changement d'adresse.

« J'avais l'impression d'avoir fait le tour en Saskatchewan. Ottawa est une belle ville, c'est une bonne place pour ma famille. J'aime l'idée de recommencer à neuf avec une nouvelle franchise », raconte l'ancien du Rouge et Or de l'Université Laval.

Milo remplace Delbert Alvarado, qui a été libéré au cours de la fin de semaine. Alvarado a joué les héros lors du dernier match des Ottaviens, en réussissant le placement gagnant en prolongation, contre les Stampeders de Calgary. Il avait toutefois raté deux autres essais plus tôt dans la rencontre.

« Le fait que Chris soit Canadien nous aide avec notre ratio. Ça nous donne une plus grande flexibilité. Ce n'est pas parce que Delbert était particulièrement mauvais, mais quand un Américain occupe la position de botteur, il doit faire la différence », explique Rick Campbell, l'entraîneur-chef de l'équipe.

Une question de confiance

La confiance représente un outil de travail essentiel pour les botteurs. Quelques essais ratés sont suffisants pour instaurer le doute. À cet effet, la dernière année a été difficile pour Milo.

Il n'a pris part qu'à une seule rencontre en 2015, avant d'être laissé de côté par la Saskatchewan, puis libéré. En 2014, il n'a réussi que 30 de ses 42 tentatives de placement. Des chiffres bien en deçà de son meilleur pourcentage en carrière, obtenu en 2013. Lors de cette saison, il a affiché une moyenne d'efficacité de 88 % et a remporté sa première Coupe Grey.

« Je n'ai jamais perdu confiance en moi. C'est bien d'être au sein d'équipe qui me fait confiance et qui veut que je sois ici », dit le Québécois d'origine italienne.

Pour ce qui est des statistiques, il est confiant qu'elles seront de retour.

« C'est encore la même jambe que j'avais avant », rigole-t-il. « Il faut que je retrouve le groove et je vais y arriver tranquillement pas vite. »

Le botteur effectuera ses débuts dans son nouvel uniforme vendredi, contre les Alouettes de Montréal.

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