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Chutes Niagara : un nouveau site en français, toujours plein de fautes

Après avoir eu un site web truffé de fautes de français pendant trois ans, la compagnie Hornblower – la seule à être autorisée au Canada à offrir des croisières au pied des chutes Niagara – a lancé un nouveau site, la semaine dernière. Le hic : il contient lui aussi une multitude d'erreurs de traduction et de passages incompréhensibles.

Un texte de Michel Bolduc

L'entreprise américaine Hornblower, qui a remplacé Maid of the Mist en 2014, affirme pourtant que son nouveau site (cliquez ici) a été « traduit professionnellement ».

Quelques exemples de mauvaises traductions :

  • « Niagara Falls se érodera en arrière d'environ 1,5 mètres chaque année »;
  • « Satisfaire ces douleurs de la faim »;
  • « Vous aider à trouver votre chemin pour nous »;
  • « Emballer la légère car nous offrons de nombreux articles »;
  • « Niagara Falls nous allons ».

Corrections promises

Ni Hornblower ni la Commission des parcs de Niagara n'ont voulu accorder une entrevue à Radio-Canada. La ministre du Tourisme, Eleanor McMahon, et sa collègue déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, se sont aussi contentées de déclarations écrites.

La ministre Lalonde se dit ainsi « consciente des problèmes », après avoir été contactée par Radio-Canada.

Toutefois, le gouvernement n'a pas d'échéancier pour l'instant quant aux corrections. « Hornblower est en train d'examiner la qualité de la traduction en français et travaille avec le traducteur pour résoudre les lacunes identifiées », précise le bureau de la ministre Lalonde.

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, promet d'enquêter.

Hornblower a l'obligation contractuelle d'offrir un site plurilingue.

En plus des ratés de son site en français, Hornblower n'a toujours pas mis à jour ses pages en espagnol. Par ailleurs, les traductions promises en mandarin, en japonais et en portugais, notamment, se font toujours attendre.

Contrôle de la qualité?

Le spécialiste en marketing Philippe Garneau, de la compagnie torontoise GWP Brand Engineering, n'en revient pas qu'aucun francophone n'ait, selon toute vraisemblance, vérifié la qualité du français du nouveau site avant sa mise en ligne.

Pourtant, lorsque contactée par Radio-Canada en mars dernier au sujet de la piètre qualité de son ancien site, Hornblower avait promis de nouvelles pages web bien traduites le 1er juin. La compagnie avait admis que son site précédent avait été traduit à l'époque grâce à Google Traduction.

En fait, le logiciel de traduction gratuite donne maintenant de meilleurs résultats dans bien des cas que ce qui est affiché actuellement sur le site de Hornblower. En voici un exemple.

Tel que vu sur le site de Hornblower :

Une meilleure traduction avec Google :

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, n'était pas disponible pour une entrevue.

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