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Cinq défis pour des parents d'enfants allergiques

Quand vient l'heure des repas, Natacha Ranger et son conjoint savent qu'ils doivent être attentifs. La moindre erreur peut avoir de graves conséquences. Leur fille de sept ans, Calixa, est allergique aux arachides, au lait et aux graines de sésame.

Natacha se souvient du choc qu'elle a ressenti lorsque sa fille a eu sa première crise d'allergies. « J'allaitais ma fille jusqu'à l'âge de six mois et on avait changé sa formule. Elle est devenue rouge et bleu dans le visage », lance-t-elle.

1) Apprivoiser la peur de la crise

Natacha Ranger a dû affronter sa peur de voir sa fille faire une crise.

Toute la famille a aussi vécu une petite révolution alimentaire. « C'était vraiment un ajustement pour dire : "Là, on va avoir beaucoup de choses à changer, comme notre façon de manger et tout ça. " Et c'est aussi la peur de voir notre enfant vieillir avec ça », raconte-t-elle.

Avec le temps, c'est sa fille qui a dû apprendre, à son tour, à apprivoiser sa peur d'avoir une réaction allergique.

La petite Calixa examine maintenant les étiquettes de tout ce qu'elle mange à la maison avec sa mère. Elle a, entre autres, appris à reconnaître le symbole d'absence d'arachide sur certains aliments.

2) Le défi d'aller au restaurant

Avec les allergies viennent aussi les responsabilités. Lorsqu'elle va au restaurant avec ses parents, c'est Calixa qui s'assure auprès du serveur qu'il n'y a pas d'arachides ni de graines de sésame dans son plat.

« On lui dit que c'est à elle de demander à la personne qui lui sert sa nourriture si ça a été contaminé avec des arachides ou s'il y a des traces d'arachides pour qu'elle comprenne qu'un jour, lorsqu'elle va être seule, elle demandera ça aussi », explique Natacha.

3) Gérer les sorties chez des amis

Les visites chez les amis peuvent aussi créer leur lot de stress pour Natacha Ranger.

L'important, selon elle, est de discuter avec les parents des amis et d'être prêt à fournir de la nourriture adaptée, au besoin.

« Quand elle était en maternelle, c'était vraiment énervant! J'appelais les parents tout de suite. Je les laissais savoir qu'elle avait des allergies, je leur offrais d'apporter de la nourriture ou un petit gâteau », explique-t-elle.

Selon Natcha, la majorité des parents collaborent bien et s'assurent que leurs plats sont sécuritaires pour Calixa.

4) Affronter les jugements des autres

Ce n'est cependant pas toujours facile de demander aux gens de faire attention sans avoir l'air capricieux.

5) « Moi, je ne crois pas à ça les allergies. »

Certaines personnes sont tout simplement de mauvaise foi, lorsque vient le temps de discuter d'allergies, selon Natacha Ranger.

« Ça nous est même arrivé de nous faire dire : "Nous, on ne croit pas aux allergies. Ça n'existe pas et dans notre temps, ce n'était pas comme ça" », rapporte-t-elle.

Des parents d'autres enfants se sont même plaints qu'ils ne pouvaient pas mettre certains types d'aliments en raison des allergies.

« C'est très blessant, parce qu'aujourd'hui, dans le monde où l'on vit, c'est beaucoup plus commun que ce que c'était », note Natacha.

Quand ça arrive, elle tente de rester positive et d'expliquer calmement sa position aux parents sceptiques.

« Il y a tellement de choses différentes que tu peux mettre dans les collations de tes enfants, pas besoin d'être juste des sandwichs au beurre d'arachide tous les jours! », s'exclame-t-elle.

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