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Cinq questions que les parents d'enfants adoptés entendent tout le temps

Il s'appelle Liam Sunwoo. Sa mère se nomme Kimberly, et son père, Trevor. La famille peut ne pas sembler singulière, puisque le couple a décidé, il y a 11 ans de cela, d'adopter à l'étranger, comme des milliers d'autres le font chaque année au Canada.

La famille a choisi d'arrêter son choix sur la Corée du Sud pour adopter leur enfant. Si chaque histoire est différente, Kimberly Melnyk, Trevor Smith et Liam ont accepté de nous raconter leur parcours, tout en feuilletant l'album photo du troisième.

Voici cinq questions que le couple a déjà entendues, au sujet de l'adoption, qui demeure parfois encore bien méconnue de certaines personnes.

Pourquoi adopter?

Chaque cas d'adoption est unique, tout comme la raison pour laquelle on adopte. Des couples ont des problèmes de fertilité, d'autres ont des enfants biologiques, mais décident de vouloir changer la vie d'un autre en l'adoptant.

Toutefois, pour Kimberly, le choix était clair! Si elle avait un enfant, elle voudrait l'adopter à l'étranger.

« J'avais beaucoup voyagé à l'international et j'adorais la culture asiatique », raconte la maman. « Donc, après quelques années de mariage, on a décidé que c'est un projet qu'on voulait entamer. »

La décision s'est prise en couple, et Trevor était bien enchanté à l'idée.

Pourquoi la Corée du Sud?

« C'est un peu le pays qui nous choisit », répond d'emblée Kimberly. N'adopte pas qui veut à l'endroit désiré. Les règles sont très strictes et différentes un peu partout dans le monde.

« Quand on a commencé à regarder l'adoption à l'international, on voyait que pour chaque pays, les critères d'adoption étaient différents », soutient Mme Melnyk.

Kimberly et son conjoint ne répondaient pas aux critères pour adopter un petit être en Chine parce qu'ils n'avaient pas 30 ans à l'époque. D'autres pays ne pouvaient pas accepter leur demande à cause de leur éducation, même s'ils sont tous deux avocats.

« Et il y avait d'autres critères », explique son mari, Trevor Smith. « Au niveau du poids. »

« Il ne fallait pas faire de l'embonpoint », se rappelle Kimberly.

Les formulaires ont donc été remplis pour la Corée du Sud. La demande, elle, était prête à être envoyée le jour des noces de froment. « On a consulté un travailleur social, on a tout fait pour, finalement, envoyer la demande pour Liam le jour de nos trois ans de mariage. »

Comment ont-ils choisi Liam?

Une fois la demande remplie, le délai avant d'avoir des nouvelles des agences d'adoption peut également être long, et il est lui aussi différent d'un pays à l'autre.

Pour la famille Smith-Melnyk, les nouvelles ont été rapides. Il n'a fallu que sept jours pour avoir une réponse positive.

À l'époque, la numérisation commençait à peine. Impossible d'obtenir la documentation papier avec la photo de Liam et tous les détails rapidement. Le couple a dû attendre quelques jours avant de recevoir le dossier de Liam par la poste.

« On me racontait qu'il avait de beaux yeux, qu'il était intelligent », explique Kimberly. « Tout de suite, Trevor a appelé tout le monde! »

Comment se déroule l'arrivée de l'enfant?

En adoptant un enfant en Corée du Sud, les nouveaux parents ne vont pas dans le pays.

Liam est plutôt arrivé à Montréal, escorté par des nounous. D'autres enfants arrivaient au pays le même jour que le petit garçon.

L'attente à l'aéroport a été très longue pour le couple.

« On était tellement excités! Il me semble que la journée a duré une éternité », se remémore Kimberly.

La mère de Kimberly les accompagnait à l'aéroport, où ils ont attendu avec d'autres parents, qui eux aussi patientaient pour l'arrivée de la cigogne.

Les enfants étaient les derniers à débarquer de l'avion. « On avait hâte, et le moment où c'est arrivé, c'était un choc. Wow! C'est finalement arrivé, on avait les larmes aux yeux », explique-t-elle.

« Une dame a placé Liam dans mes bras et, tout de suite, il m'a ramassé le linge avec ses petits doigts », se rappelle Kimberly

Quand a eu lieu le « coup de foudre »?

« Moi, c'est la minute où j'ai vu sa photo et que je l'ai mise sur le frigo », raconte la maman. « C'était devenu mon enfant. »

« C'est un peu bizarre, mais amusant de savoir comment tu es venu et comment tu t'es développé », explique en guise de conclusion Liam. « Mais c'est bon de se le rappeler une fois de temps en temps », affirme avec sagesse le garçon de 11 ans.

La journée de son arrivée est célébrée comme une fête par la famille. Le 28 octobre, c'est l'heure des sushis, un mets adoré de Liam! Cadeaux et gâteaux sont également au rendez-vous à cette date.

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