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Cinq recommandations pour lutter contre l'itinérance chez les jeunes à Ottawa

Pour lutter contre l'itinérance à Ottawa, il faut commencer par aider les jeunes sans-abri à trouver un logement. C'est l'une des conclusions principales d'un rapport de l'organisme Vers un chez-soi Ottawa, déposé mardi, qui contient cinq recommandations pour mettre un terme à l'itinérance chez les jeunes dans la capitale nationale.

Un texte de Florence Ngué-No

Plus de 900 jeunes ont fréquenté des refuges d'urgence à Ottawa l'an dernier, selon les données de l'organisme Vers un chez-soi Ottawa.

Certains fuient le domicile familial en raison de la violence qui y règne, d'autres souffrent de troubles de santé mentale ou n'arrivent tout simplement pas à se trouver un logement.

Le rapport de l'organisme, intitulé Le Projet de tous les possibles : Réécrire l'itinérance chez les jeunes à Ottawa, s'appuie sur les témoignages de 70 jeunes aux prises avec des problèmes d'itinérance, et de 50 intervenants, qui oeuvrent auprès de jeunes sans-abri.

« Pour un jeune qui doit aller à l'école, qui doit se trouver un emploi, qui doit participer dans sa communauté de manière active et enrichissante, le point de départ, c'est un logement », souligne la coprésidente de Vers un chez-soi Ottawa, Corinne Sauvé.

Parmi les personnes les plus à risque, il y a des jeunes issus des Premières Nations et des membres de la communauté LGBTQ.

Mais depuis quelques années, les intervenants communautaires notent aussi une augmentation du nombre d'immigrants et de réfugiés, qui souvent n'osent pas demander de l'aide de peur de compromettre leur dossier d'immigration.

Plus de structures pour les jeunes?

L'organisme Vers un chez-soi Ottawa n'a pas chiffré ses recommandations, mais assure que les bénéfices dépassent largement les coûts.

« On parle d'investir dans le potentiel communautaire et social de jeunes, qui sont capables de travailler, d'enrichir la communauté si on leur donne les moyens de le faire », souligne Corinne Sauvé. « On ne parle pas d'une clientèle qui est perdue. C'est une clientèle dans laquelle on doit investir. Le logement subventionné coûte beaucoup moins cher qu'entretenir des refuges pour sans-abri et des banques alimentaires. »

De son côté, le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, a assisté à la présentation du rapport de Vers un chez-soi Ottawa. Il reconnaît que la Ville devrait faire plus pour aider les jeunes qui ont besoin d'aide.

« Ici, il y a des services pour les jeunes qui sont à risque et dans le besoin », explique-t-il, « Mais pas grand-chose pour les jeunes qui veulent juste avoir de l'aide après l'école. [Une maison jeunesse] serait un point de repère pour les jeunes. On pourrait y attacher des services, qui faciliteraient l'intégration et les services d'appui. »

Présence de Joe Roberts à Ottawa

La présentation du rapport s'est déroulée dans le cadre d'un barbecue convivial devant l'hôtel de ville d'Ottawa en présence de Joe Roberts, l'instigateur de la campagne Push for Change. L'initiative vise à sensibiliser les gens à l'itinérance chez les jeunes.

M. Roberts est un militant qui a entrepris, le 1er mai 2016, de traverser le Canada à pied de Saint-Jean (Terre-Neuve) à Vancouver (Colombie-Britannique). Il compte effectuer plus de 9000 kilomètres, en poussant un panier d'épicerie vide.

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