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Cinq sources d'irritation pour les gauchers, dont les droitiers ne soupçonnent pas l'existence

Dans le cadre de la Journée internationale des gauchers, qui a lieu tous les 13 août depuis 1976, l'émission Les malins plaisirs a reçu le fondateur du Club des gauchers du Québec, Léandre Normand. L'occasion de rappeler comment la perception de la gaucherie a évolué, même si certaines sources d'irritation demeurent présentes dans la vie de tous les jours.

Être gaucher est aujourd'hui parfois considéré comme un avantage, notamment dans les sports d'opposition tels que la boxe ou le tennis. Des athlètes comme Rafael Nadal (un droitier naturel) et Adonis Stevenson en ont fait une arme stratégique redoutable.

Il n'empêche que la gaucherie, qui sert toujours à qualifier un manque d'adresse ou d'aisance, a longtemps été considérée comme une anomalie.

« Les coups de règle [...] sur les doigts, ça a été le propre de toute une génération. D'ailleurs on l'illustre en couverture de notre bouquin, la fameuse règle en bois avec la petite lame de métal à laquelle beaucoup ont goûté à l'école », rappelle Léandre Normand, qui est aussi l'auteur du livre Parole de gauchers.

Ce dernier souligne par ailleurs qu'à l'époque où l'éducation était soumise aux préceptes religieux au Québec l'usage de la main gauche était perçu comme démoniaque.

« Une bonne sœur qui voyait quelqu'un se servir de sa main gauche, tout de suite [...] c'était vraiment le diable en personne », indique-t-il.

Léandre Normand estime que si les gauchers, qui représentent environ 12 % de la population mondiale, ont pu souffrir de discrimination dans le passé, c'est moins le cas de nos jours.

Néanmoins, ils vivent encore, selon lui, certaines contrariétés dans un monde majoritairement composé de droitiers. En voici quelques exemples.

1) Les stylos dans les banques

Léandre Normand est particulièrement remonté contre les stylos placés aux comptoirs de services, notamment dans les banques. « Ils sont toujours à droite avec un petit bout de corde. Alors si tu veux écrire, signer ton chèque, tu as un petit problème », peste-t-il.

2) Les pupitres d'école avec appui pour le bras droit

Tous les gauchers vous le diront. À moins de savoir aussi écrire de la main droite, ces pupitres sont très inconfortables. Cela était encore plus vrai avant la généralisation des stylos à plume ou à bille, une époque où ces pupitres disposaient en plus d'un encrier sur la droite.

3) Les poches de vestes

La plupart du temps, les poches intérieures des vestes sont situées du côté gauche. C'est un emplacement qui facilite la saisie des objets qui s'y trouvent par la main droite. Par contre, pour les gauchers, cela demande quelques circonvolutions.

4) Les ouvre-boîtes

La conception des ouvre-boîtes les rend plus adaptés à une utilisation de la main droite. Il est possible pour un gaucher de s'en servir, cependant la prise en main risque d'être malaisée et le sens de la rotation de la boîte sera inversé. Cela est encore plus vrai pour les ouvre-boîtes à deux molettes, qui sont actuellement très répandus.

5) Les scies circulaires ou à chaîne

La majorité des modèles commercialisés sont fabriqués pour les droitiers. Quand on les utilise normalement, la sciure de bois s'en va vers la droite. Si c'est un gaucher qui en saisit la poignée avec sa main de prédilection, il risque de se faire éclabousser par les débris.

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