La capitale canadienne vibre aux rythmes de la musique folk en festival depuis près de 40 ans, mais le CityFolk ne ressemble en rien à ce qu'il était à ses débuts. D'importants problèmes financiers ont forcé les organisateurs à revoir la formule à plus d'une reprise dans le but d'atteindre une stabilité financière.

Un texte de Jean-François Chevrier

Un peu d'histoire...

Les origines du CityFolk remontent à l'année 1976. À cette époque, l'événement portait le nom de « Festival of the Folks (le Festival des gens) » et il avait comme mandat d'initier le public à la culture folk. Le festival a opéré pendant trois ans.

Puis, 15 ans plus tard, une nouvelle organisation revivait le festival sous un nouveau nom : Le « Ottawa Folk Festival ». En 1996, le festival s'installe dans le parc Britannia (en fait, c'était un retour sur le même site que le « Festival of the Folks » pour accueillir un plus large bassin de festivaliers. Aussi, les organisateurs ont ajouté une deuxième, puis une troisième journée de spectacles.

L'organisation rêvait grand... peut-être trop grand. Dès les premières années sous la nouvelle appellation, le festival avouait éprouver d'importants problèmes financiers, ce qui a forcé le conseil d'administration de l'époque à prendre les grands moyens pour sauver l'événement.

Campagnes de financements, un plan vert audacieux, mais surtout, des artistes issus de d'autres genres musicaux dans le but d'attirer un public plus large. Tel fut le cas en 2005 avec la présence du chanteur Kalan Porter (Canadian Idol) et en 2010 avec la présence de la formation hip hop américaine Arrested Developpement. Malheureusement, cette année-là, des pluies torrentielles ont forcé l'annulation des spectacles le dimanche soir. Le « grand » festival s'était noyé...

À l'automne 2010, le conseil d'administration décide enfin de plier bagage et de céder la gestion à Mark Monahan, directeur du Bluesfest d'Ottawa. C'est cette même organisation qui opère le Festival folk depuis 2011. Monahan procède donc à un changement de nom (CityFolk) en 2014, suivi d'une autre relocalisation (parc Lansdowne) en 2015. La notoriété et l'expérience de l'équipe du Bluesfest a littéralement sauvé le festival : l'an dernier, 55 000 festivaliers ont pris part au CityFolk.

Cette année, le CityFolk propose folk, pop, rock et hip hop. Sans oublier la série Marvest, qui offre une occasion de découvrir le talent d'ici dans des lieux inusités.

Cliquez ici pour consulter l'horaire des spectacles du Marvest

3 spectacles à voir au CityFolk 2016

1. James Bay

James Bay est originaire de Hitchin, à Hertfordshire, une toute petite ville dans le sud de l'Angleterre. Après avoir été initié aux soirées micros ouverts, Bay décide de faire de la musique un mode de vie. Son mini album Let it go s'est retrouvé dans le top des ventes sur iTunes et son premier disque complet Chaos and the Calm est acclamé par la critique en Europe et aux États-Unis. À seulement 26 ans, James Bay démontre que le style folk attire une toute nouvelle génération.

Où et quand : jeudi soir, scène City, 21 h

Basia Bulat

Basia Bulat est l'un de nos nouveaux trésors canadiens. Depuis son arrivée sur la scène musicale folk, elle a partagé la scène avec Arcade Fire, The National et St Vincent. Sa musique a aussi été reprise par des orchestres symphoniques, tel fut le cas l'an dernier lorsqu'elle a offert un concert avec Daniel Lanois et l'orchestre du CNA. Souvent seule sur d'immenses scènes, elle réussit à conquérir le public avec son habile utilisation de l'autoharp et ses cordes vocales très puissantes.

Où et quand : samedi soir, scène City, 19 h 30

Hat Fitz and Cara

Hat Fitz est un guitariste avec une grosse barbe, un véritable vétéran du blues en Australie. Cara Robinson est une jeune irlandaise coquette qui chante le soul et qui a partagé la scène avec des musiciens de la trempe de Jamiroquai et Corrine Bailey-Rae. Ensemble, ils forment un duo qui sort de l'ordinaire! Préparez-vous à vivre un moment unique avec de la musique tout aussi singulière que entraînante. À voir!

Où et quand : samedi soir, scène Ravenlaw, 21 h

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