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Classés dans deux zones inondables, des sinistrés sont toujours dans l'incertitude

Près de cinq mois après les inondations du printemps, la confusion reste grande parmi les sinistrés de Gatineau relativement à l'indemnisation et aux moyens de reconstruire leur maison.

Marc Saint-Amour habite dans sa roulotte à côté de sa maison à Gatineau depuis les inondations.

L’eau s’est retirée depuis des mois, mais son cauchemar n’est pas terminé. Non seulement les traces des inondations sont encore visibles, mais il ne peut pas vivre dans sa maison en raison des moisissures et de l’odeur qui s’y dégage.

Certaines parties de son terrain et de sa maison se trouvent dans deux catégories différentes de zones inondables, une situation qui le plonge dans l'incertitude.

« Le centre de la maison serait dans le 0-20 ans et le reste de la maison serait dans le 20-100 ans », a-t-il souligné.

Plusieurs de ses voisins sont dans la même situation et ne comprennent pas le découpage. Certains estiment que tous devraient être traités sur le même pied d’égalité, peu importe la zone.

Patrick Dawson craint de devoir déclarer faillite pour avoir le droit de quitter sa maison.

« On est dans le 0-20 et dans le 20-100, ça fait qu’on est pénalisé, parce que nous, on aimerait ça partir », a-t-il dit.

« Si on prend la carte de la ville, moi j’aimerais savoir comment le géographe a fait sa job, parce que ça n'a aucun sens. Soit tous les terrains sont 0-20 ou 20-100 », a pour sa part lancé Gérard Trépanier, un autre sinistré de la rue Glaude.

Les rapports d'inspection toujours attendus

Le conseiller municipal du quartier n’a pas plus de réponses à fournir aux citoyens. Selon lui, les réponses du gouvernement provincial se font attendre.

« Ce qui se passe, c’est que les gens ont un inspecteur qui est venu voir l’ampleur des dommages et qui va leur donner des options. On attend après Québec pour ce rapport-là », a expliqué Jean-François Leblanc, conseiller dans le district du Lac-Beauchamp.

Le gouvernement du Québec explique pour sa part qu’il y a beaucoup d’exceptions et que chaque situation est unique.

M. Saint-Amour est de ceux qui n'ont toujours pas de nouvelles de leur dossier.

« On ne m’a pas dit encore combien on me donne. Personne ne me dit rien au gouvernement, personne ne me dit où on s’en va », a-t-il regretté.

Il prend son mal en patience et il espère des jours meilleurs avant l’arrivée de l’hiver.

D’après un reportage de Florence Ngué-No

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