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Comité spécial sur les Olympiques : Maxime Pedneaud-Jobin met son veto

Pour la première fois dans l'histoire de la grande Ville de Gatineau, un maire a fait valoir son pouvoir suspensif afin de reporter l'entrée en vigueur d'une résolution. Maxime Pedneaud-Jobin entend ainsi donner du temps à son administration plutôt que de créer un comité ad hoc sur les Olympiques de Gatineau.

La proposition du conseiller Mike Duggan, qui visait à créer ce comité spécial, a engendré une tension palpable à la réunion du conseil municipal de Gatineau, qui se déroulait à Masson-Angers.

En fin de soirée, les conseillers ont voté à huit voix contre et onze voix pour la résolution. À peine la procédure achevée, le maire s'est prévalu de son pouvoir suspensif.

Dans les faits, cela signifie que le vote est reconnu, mais que son application est reportée, soit à la prochaine réunion du conseil municipal.

« Ce qui est crucial présentement, et ce qu'on a réussi jusqu'à maintenant, c'est qu'un nombre limité de personnes parlent à un nombre limité de personnes pour qu'on avance bien et qu'on mette des choses sur la table [afin que] les autres intervenants, qui sont extrêmement important comme le conseil, arrivent au bon moment dans le processus », a déclaré Maxime Pedneaud-Jobin en mêlée de presse.

Une démarche critiquée

Les élus se pencheront donc à nouveau sur le dossier dans un mois. Maxime Pedneaud-Jobin espère que cela laissera le temps à son administration de faire progresser le dossier.

« On ne peut pas tirer de tout bord tout côté et multiplier le nombre d'interlocuteurs. Ça donne rarement de bons résultats dans des dossiers comme celui-là  , a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, le maire de Gatineau s'est dit tout à fait à l'aise d'utiliser son pouvoir suspensif.

Plus tôt dans la journée, il avait affirmé que la démarche suggérée par Mike Duggan comportait de grands risques.

Selon lui, cela pouvait faire déraper les discussions actuelles avec des organismes à but non lucratif et il y a des ententes de non-divulgation qui auraient pu être remises en cause avec la création de ce comité.

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Une question de transparence

Selon Mike Duggan, le comité aurait pu informer les élus de l'avancement des pourparlers, au lieu que cela se fasse par le biais des médias.

« On remarque une tendance de concentrer des pouvoirs au cabinet du maire avec des personnes choisies pour faire partie de la conversation », avait-il dénoncé.

La conseillère Myriam Nadeau est sortie de son congé de maternité pour soutenir le maire et exprimer son opinion sur la question de la transparence.

« On a dit, pour justifier la création de comité, que c'était pour plus de transparence. Bien moi je réponds que c'est justement pour que ce soit transparent que je n'en veux pas, d'un comité qui va filtrer les options ou à qui on va rendre des comptes avant l'ensemble des membres du conseil », a-t-elle expliqué devant ses collègues.

À la suite du conseil municipal, M. Duggan a reconnu qu'il n'avait pas demandé une mise à jour sur l'avancée du dossier avant de déposer sa demande sur la création d'un comité spécial.

Avec les informations de Louka Jacques

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