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Comment choisir les photos à publier sur les réseaux sociaux?

En cette ère numérique, les adolescents sont de grands utilisateurs de réseaux sociaux et ils partagent énormément d'images sur ces plateformes. Une récente étude, publiée mercredi par HabiloMédias et eQuality Project, s'intéresse au processus décisionnel des jeunes quand vient le temps de partager ou non des photos en ligne.

Un texte d’Alexandra Angers, de l’émission Sur le vif

L’animatrice Marie-Lou St-Onge a reçu à l’émission Sur le vif le spécialiste en éducation aux médias, Thierry Plante, un des auteurs de l’étude Partager ou ne pas partager : Comment les adolescents prennent des décisions en matière de vie privée à propos des photos sur les réseaux sociaux.

Les auteurs ont rencontré plus de 5000 jeunes Ontariens âgés de 13 à 16 ans, afin de chercher à comprendre quelle était leur conception de la vie privée.

Les résultats démontrent que ces adolescents sont très soucieux de leur image lorsque vient le temps de publier une photo en ligne. Rien n’est laissé au hasard!

Les adolescents rencontrés s’assurent de partager des clichés léchés, de bonne qualité. Certaines règles d’or sont même respectées.

« Les photos sont là moins pour socialiser, parce que la socialisation se fait à travers les messages, mais plutôt pour produire une présence, une image de marque en ligne », explique Thierry Plante, spécialiste en éducation aux médias et coauteur de l’étude

Amateurs de « selfie », sachez que vous n’êtes plus dans le coup!

Les jeunes ont également confié lors des entrevues que les égoportraits sont l’oeuvre des débutants.

« C’est les plus jeunes qui font ça, parce que ça donne l’impression de chercher à attirer l’attention. Les plus vieux le font moins », confirme M. Plante.

« Le fait qu’un égoportrait met en valeur le visage explique peut-être aussi la réticence des jeunes à les publier dans les réseaux sociaux, car les jeunes sont très conscients qu’une photo de leur visage risque d’être jugée et critiquée par les autres », ajoute-t-il.

L’étude, rendue possible grâce à la contribution financière du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, met également en lumière le fait que les adolescents comprennent mal les politiques de confidentialité et les conditions d’utilisation des plateformes.

Les auteurs insistent d’ailleurs sur la nécessité d’effectuer de la sensibilisation auprès des jeunes au sujet de leurs droits et responsabilités en tant que citoyens numériques.

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