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Comment peut-on mieux favoriser le développement social en Outaouais?

Cette question a été posée aux participants au rassemblement pour le développement social en Outaouais qui avait lieu vendredi à l'UQO, alors que certains intervenants communautaires craignent de voir leurs ressources et leur mandat s'effriter.

Des organismes communautaires, des élus, des établissements d'enseignement et d'autres intervenants étaient rassemblés sous un même toit pour parler de développement social.

L'objectif clé de l'exercice : la concertation, explique la directrice du développement des communautés de Centraide Outaouais

Certains dirigeants d'organismes communautaires sont néanmoins d'avis que les élus et les bailleurs de fonds doivent écouter le milieu communautaire et respecter son autonomie.

Une crainte que partage le directeur général, Centre d'intervention en abus sexuels pour la famille de l'Outaouais, Simon Drolet.

« On est sur le terrain, on est souvent dans l'urgence. On répond à des besoins de première nécessité. Donc, il faut que les décideurs, qui ont peut-être une vision un peu plus macro, entendent ça, entendent ces préoccupations-là », explique-t-il.

Même son de cloche pour la directrice générale de la Table régionale des organismes communautaires autonomes de l'Outaouais, Cindy Jalbert.

« On a peur, justement, que, parce qu'il y a trop de gens qui viennent du politique, qui viennent de plusieurs milieux, qui viennent de l'institutionnel, que cette autonomie-là soit un peu diluée », dit-elle.

La députée de Hull, Maryse Gaudreault, reconnaît que le rôle des organismes communautaires doit être mieux compris par le gouvernement.

Certaines réticences

Le directeur du Centre d'aide 24/7, Daniel St-Jean, a pour sa part des réserves devant la présence grandissante de fondations et autres bailleurs de fonds privés dans le financement de certains projets sociaux. Il croit que certaines causes passent ainsi à l'oubliette.

« Qu'est ce qu'on fait des causes qui ne sont pas populaires, comme aider un itinérant qui est sale, puis qui pue, puis qui est vieux », dit-il.

Les organisateurs du rassemblement indiquent qu'un comité de concertation sera créé prochainement et que les discussions se poursuivront.

Avec les informations de Jean-Sébastien Marier

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