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Compressions à TFO : levée de boucliers dans la communauté francophone hors Québec

De nombreuses personnalités et organismes francophones hors Québec ont réagi aux compressions annoncées mercredi par le Groupe média TFO.

Mercredi, le syndicat Unifor affirmait dans un communiqué que 37 travailleurs, dont 11 membres d'Unifor ont été mis à pied. Jeudi, le diffuseur public franco-ontarien a plutôt affirmé que 19 postes ont été supprimés, soit 8 permanents et 11 contractuels.

Dans une lettre ouverte adressée au président et chef de la direction du Groupe média TFO, plusieurs personnalités ontariennes et acadiennes rappellent que l'importance du seul diffuseur franco-ontarien sur la scène journalistique est indéniable.

Outre la présidente de l'Association des communautés francophones (ACFO) d'Ottawa, Soukaina Boutiyeb, une vingtaine de personnes ont signé cette lettre, dont Linda Cardinal, professeure titulaire au Département de science politique de l'Université d’Ottawa, et Serge Miville, professeur adjoint au Département d'histoire de l'Université Laurentienne.

Les signataires incluent également Érik Labelle Eastaugh, professeur adjoint à l'École de droit de l'Université de Moncton, Rémi Léger, professeur adjoint au Département de science politique de l'Université Simon Fraser, et Vincent Poirier, un des membres du groupe humoristique Improtéine.

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) a aussi fait part de son inquiétude, surtout en regard de l’élimination de postes à #ONfr, le service de nouvelles de TFO.

TFO a beau être une chaîne éducative ontarienne, elle est diffusée également en Acadie et au Manitoba, rappelle son président, Jean Johnson.

Les journalistes d'#ONfr couvrent l’actualité francophone non seulement en Ontario, mais partout au pays, et leurs textes et vidéos sont accessibles partout au pays, ajoute-t-il.

Par ailleurs, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) a demandé une rencontre d'urgence avec les dirigeants du Groupe média TFO.

Son président, Carol Jolin, dit avoir demandé au conseil d’administration du Groupe média TFO de le rencontrer afin de discuter de la situation, des raisons qui ont mené à ces compressions budgétaires et des craintes de la communauté franco-ontarienne.

M. Jolin s'inquiète entre autres de la baisse de la qualité de l'information à Groupe média TFO en raison des compressions au département des nouvelles.

Nous avons peur qu’en supprimant, notamment, le poste de correspondant à Queen’s Park, les francophones de l’Ontario aient un accès limité à l’actualité politique provinciale, a indiqué M. Jolin.

L'AFO demande au Groupe média TFO de reconsidérer les compressions annoncées.

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