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Concours de fitness à Gatineau : quand l'esthétisme devient un sport

Un corps de magazine : voilà un objectif irréaliste pour beaucoup de femmes. Pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à chercher à l'atteindre. La popularité des compétitions de Bikini Fitness est là pour le démontrer. D'ailleurs, un tel concours se tient vendredi et samedi à Gatineau.

Un texte de Claudine Richard

Sandra Walker, 46 ans, n'a pas le physique des femmes qu'on voit en couverture de magazines, du moins pas encore... puisqu'elle a décidé de compétitionner au concours de Bikini Fitness de SAF à Gatineau- une abréviation pour « Serious About Fitness ».

Lorsque cette mère d'un grand garçon a fait part de son idée à ses proches, ils n'en croyaient rien.

Photo : ICI Radio-Canada/Olivier Plante

Sandra s'entraîne depuis huit semaines et elle a perdu beaucoup de poids. Mais elle reste critique envers son corps.

« J'ai toujours trouvé qu'il y avait quelque chose de pas correct avec moi », note-t-elle. « Et cette fois-ci, je me suis vraiment dit : "Il faut que je pense à moi." »

Photo : ICI Radio-Canada/Reno Patry

L'objectif d'une vie

Brigitte Dompierre n'en est pas à sa première compétition. En plus d'enseigner l'éducation physique dans une école ontarienne, elle a créé sa propre entreprise.

Elle conseille ainsi d'autres femmes, qui veulent participer aux concours de fitness. Elle leur enseigne comment marcher et se présenter devant les juges.

Celles qui fréquentent son studio sont des mères et, de plus en plus, des femmes au-dessus de 40 ans.

Photo : ICI Radio-Canada/Olivier Plante

Les sacrifices

Photo : ICI Radio-Canada/Olivier Plante

Pour atteindre cet objectif, les restrictions sont nombreuses. Tout doit être pesé et calculé en calories pendant 12 semaines.

Le rapport à la nourriture est d'ailleurs un des plus grands mythes à combattre pour ces participantes.

Pourtant, lors de compétitions, les repas sont pris six fois par jour. Mais oubliez l'alcool et le sucre pendant trois mois.

« J'ai pris du céleri que j'ai coupé en petits carrés, comme si c'était du pop corn [rires]! »

Sandra sacrifie le pop corn, mais la vie sociale en prend aussi un coup, puisqu'elle doit s'entraîner au moins cinq fois par semaine.

Hors compétition, Brigitte Dompierre fréquente tout de même le gymnase en raison de cinq séances par semaine. Elle avoue que l'équilibre entre vie familiale et concours peut être difficile. « Des fois, ça peut aller au-delà de ce que tu fais et ça peut vraiment prendre le contrôle de toi. »

Où trouver la motivation?

Malgré ces contraintes, les femmes sont de plus en plus nombreuses à participer à ces compétitions. Comment expliquer le phénomène?

« Peut-être que les femmes, en dedans de nous, on aime toutes se sentir féminines », avance Brigitte. « C'est comme si tu devenais un différent personnage. Tu as la chance d'aller sur un stage et d'être quelqu'un que tu ne serais pas de jour en jour. »

Photo : ICI Radio-Canada/Olivier Plante

Pour l'instant, Sandra ne s'attend pas à remporter la première place, mais elle se sent déjà gagnante d'y participer.

« Au pire-aller, je vais être la mascotte en arrière qui tient compagnie aux filles! »

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