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Conflit de travail des taxis de l’aéroport : des parebrises éclatés

Le conflit de travail qui oppose les chauffeurs de taxi qui desservaient  exclusivement l'aéroport d'Ottawa et leur répartiteur, Coventry Connections, s'enlise. Des manifestants ont bloqué la promenade de l'Aviation pour la deuxième fois en moins de 24 heures.

Aux alentours de 15 h 30, des chauffeurs de taxi sont revenus sur la promenade, un peu plus de trois heures après la fin d'une première manifestation.

Possible vandalisme sur vidéo

La paix ne semblait pas régner en après-midi alors que des manifestants ont été vus en flagrant délit sur une vidéo amateur. Ils brisaient le pare-brise arrière d'un taxi d'une voiture de la compagnie Blueline.

« La dispute a dégénéré en actes de violence, par les chauffeurs en grève envers ceux de BlueLine et de Capital », a confirmé l'administration de l'aéroport d'Ottawa dans un communiqué dont CBC a obtenu. L'aéroport ajoute que les actes ont nui à certains de ses clients.

« Nous demandons l'aide du Service de police d'Ottawa (SPO) pour maintenir la paix », ajoute l'administration.

Le SPO demande d'ailleurs l'aide du public dans le dossier, au moins deux voitures auraient été endommagées.

Un client, George MacLeod, était assis à l'arrière d'un véhicule lorsque le parebrise arrière du taxi a éclaté.

Deux manifestations

La Ville d'Ottawa a pris la décision de fermer l'axe routier où étaient les manifestants mardi après-midi, à la hauteur du chemin Upland. Il a été rouvert en début de soirée.

Les autorités aéroportuaires ont quant à elles invité pendant ce temps les automobilistes à emprunter un autre itinéraire afin de rendre à l'aéroport.

Des agents de la police d'Ottawa sont étaient sur place pour encadrer la manifestation. Un porte-parole a décrit le climat comme étant « tendu ».

Ce matin, vers 9 h, une centaine de chauffeurs avaient déjà bloqué la promenade de l'Aéroport dans les deux directions, forçant la police à rediriger la circulation.

Les chauffeurs de taxi dénoncent la hausse de la redevance qu'ils doivent payer à leur répartiteur pour prendre des clients à l'aéroport. Celle-ci est passée d'environ 2 $ par course à 4,50 $, un coût qui nuirait aux affaires selon les chauffeurs.

L'impasse entre les deux parties dure depuis près cinq semaines.

Unifor et la direction de Coventry Connections avaient accepté de reprendre les discussions le 26 août, à la suite de l'intervention du maire Jim Watson.

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