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Conflit des chauffeurs de taxi : « ils sont désespérés », dit un représentant syndical

Au lendemain de l'incident qui s'est déroulé à la promenade de l'Aéroport, le représentant des chauffeurs de taxi prend la défense des protestataires, tout en condamnant le recours à la violence.

Hier, des manifestants ont été filmés en train d'attaquer des taxis qui circulaient sur la promenade. Sur les images, on peut voir que certains ont même cassé le pare-brise arrière d'une voiture de la compagnie Blueline.

Bien que secoué, le client qui se trouvait à l'intérieur n'a pas été blessé. Les autorités aéroportuaires ont condamné ces gestes, qui font l'objet d'une enquête de la police d'Ottawa.

Le président du syndicat des chauffeurs, Abed Madi, affirme qu'il est contre ces actes de violence, mais il a tenu à les replacer dans leur contexte.

Selon lui, les chauffeurs marchaient en direction de l'aéroport quand un taxi qui transportait un passager a accéléré en passant à côté d'eux.

M. Madi raconte que les manifestants se sont amassés autour du véhicule et ont tenté de parler au chauffeur, mais ce dernier aurait refusé de baisser sa vitre.

« Ils ont alors perdu leur calme et ce qui est arrivé est arrivé. Ils sont frustrés et désespérés. L'un d'eux affirme qu'il ne lui reste presque plus de nourriture chez lui et vous pensez qu'il va laisser un briseur de grève passer sans rien dire? Ils ne peuvent pas accepter ça », indique le représentant syndical.

Abed Madi déplore que les chauffeurs ignorent les manifestants quand ils passent à côté d'eux. Il croit que si les usagers veulent éviter une telle mésaventure, ils ne devraient pas prendre les taxis de ceux qu'il qualifie de « briseurs de grève ».

Le maire d'Ottawa réagit fermement

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, s'est dit choqué par la situation, qu'il juge inacceptable. Il demande aux chefs syndicaux de garder le contrôle de leurs troupes.

Il a par ailleurs réaffirmé qu'il n'avait pas le pouvoir de régler ce conflit de travail.

Si, il y a deux semaines, il avait accepté de rencontrer les parties en agissant comme médiateur dans le conflit, il assure qu'il n'offrira plus son aide tant que des gestes de violence auront lieu.

Les protestataires étaient une centaine, ce matin, à occuper dans le calme le bas-côté de la promenade de l'Aéroport. Ils en sont à leur cinquième semaine de conflit avec leur répartiteur, Coventry Connections.

D'après des informations de CBC

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