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Conflits de travail à la STO : des chauffeurs retournés à la maison sans salaire

Alors que les moyens de pression des chauffeurs et des employés d'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO) se poursuivent à Gatineau, certains conducteurs sont renvoyés à la maison, faute de véhicules disponibles.

La STO réfute les accusations de « lock-out déguisé » qui ont circulé sur les médias sociaux mercredi, expliquant que les chauffeurs qui sont en attente d’un véhicule pour effectuer leur trajet sont bel et bien payés. Toutefois, certains doivent être renvoyés à la maison sans salaire lorsqu’il devient clair qu’il n’y aura pas d’autobus disponibles pour leur permettre de travailler.

À 7 h mercredi matin, 23 chauffeurs avaient été retournés à la maison, précise la STO.

Il s’agit d’une procédure qui est utilisée même lorsqu’il n’y a pas de moyens de pression en cours, explique Céline Gauthier, responsable des affaires publiques à la STO.

On ne va pas non plus payer des chauffeurs s’ils n’ont pas d’autobus pour travailler. Ce sont les effets des moyens de pression qu’eux-mêmes ont initiés.

Céline Gauthier, responsable des affaires publiques à la STO

Depuis vendredi, les chauffeurs et les employés de soutien signalent toute défectuosité, même mineure, sur les autobus. Cela entraîne une hausse importante du nombre d’autobus immobilisés, précise Mme Gauthier, ce qui cause des annulations de voyages.

Des autobus fonctionnels retirés de la route, selon le syndicat

De son côté, le syndicat qui représente les chauffeurs et les employés d’entretien soutient que « plusieurs autobus fonctionnels et non défectueux sont immobilisés par la STO ».

« Les autobus 0601, 1306, 1408, 1602 et 1404 sont notamment immobilisés depuis ce matin dans les garages de la STO », cite en exemple le Syndicat uni du transport, unité 591, dans un communiqué envoyé en matinée.

Le syndicat ajoute que contrairement à ce qu’affirme la STO, les chauffeurs « ont toujours été payés même en l’absence d’autobus disponibles », sauf depuis l’envoi du préavis de grève.

Absences à justifier, congés refusés

Par ailleurs, le syndicat déplore la décision de la STO, qui a annoncé mardi qu’elle allait refuser toutes nouvelles demandes de congé mobile, de congé sans solde et de vacances à ses employés, afin de garantir un « nombre adéquat d’employés disponibles ».

La STO a aussi avisé ses employés que toute absence devra être justifiée par un certificat médical, sans quoi elle sera considérée comme non autorisée.

Le Syndicat examine actuellement les moyens qu’il pourra prendre afin de contester ces mesures et s’assurer que « les droits de ses membres sont respectés ».

Dans une lettre adressée aux employés, la STO ajoute qu’elle « suspend les clauses de garantie d’heures et que les employés seront rémunérés selon le temps effectué ».

Les syndiqués disent s’interroger sur les intentions réelles de la STO de négocier, l’accusant de refuser toutes les demandes de libérations syndicales, incluant celles des membres du comité de négociation.

Des dizaines d’annulations

Par ailleurs, la STO avait laissé savoir que la période de pointe du matin s’annonçait difficile mercredi.

La société a procédé à de nombreuses annulations d'heures de passage de ses autobus, et ce, dans différents secteurs de la ville. Plus de soixante-dix voyages ont été annulés, mercredi matin, notamment sur les lignes 22, 25, 33, 35, 38, 40, 44, 60, 63, 64 et 70.

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