Le Parti libéral du Canada (PLC) semble gagner des appuis dans la région de la capitale fédérale, et ce, des deux côtés de la rivière des Outaouais. Des sondages indiquent une progression dans des circonscriptions autrefois remportées par les conservateurs.

D'ailleurs, un important syndicat de fonctionnaires fédéraux incite au vote stratégique contre le Parti conservateur (PC).

« Votez pour la fonction publique », ont scandé une dizaine de syndiqués à Manotick, au coeur de la nouvelle circonscription typiquement très conservatrice de Carleton.

Dans ce comté se présente Pierre Poilièvre, un vétéran du gouvernement Harper.

Les membres de l'Institut professionnel de la fonction publique (IPFP) font campagne contre le candidat, son parti et leur bilan contre les fonctionnaires.

Le défi est grand, mais l'Institut demande aux gens de Carleton et à ses membres de voter pour le changement.

« C'est une des circonscriptions les plus difficiles, c'est vrai », soutient la porte-parole pour l'IPFP, Debbie Daviau.

Les sondages nationaux et régionaux indiquent une montée des libéraux, qui, comme le Nouveau Parti démocratique, préconisent le changement.

De plus, selon ces données, les libéraux mènent dans quatre circonscriptions conservatrices du côté d'Ottawa, dont Kanata-Carleton, où se présente la candidate libérale Karen MacCrimmon.

Cette ancienne lieutenante colonelle des forces armées canadiennes dit entendre les doléances des fonctionnaires dans son porte-à-porte, qui lui parlent de changement.

« Je suis encouragée avec ça », raconte la candidate. Cette dernière ne pavoise pas face aux résultats favorables des sondages, dont deux la placent première.

Par ailleurs, jeudi, dans une lettre adressée aux fonctionnaires par Stephen Harper, il vante le travail des fonctionnaires et de la fonction publique fédérale.

Difficile de prédire par contre l'impact global de la lettre de monsieur Harper d'ici le 19 octobre, jour des élections.

Mais aujourd'hui, des fonctionnaires sont peu impressionnés par la démarche du premier ministre.

À cinq jours du vote, certains citoyens d'Ottawa avaient une réponse toute prête : ils voulaient un changement.

D'après un reportage de Michel-Denis Potvin

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